Marc Lavoine : son roman autobiographique

Le chanteur vient de publier «L’homme qui ment». Il y raconte en partie son histoire, de l’engagement politique de ses parents à son arrivée à Paris.

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Marc Lavoine vient d’ajouter une corde à son arc. Après la musique et le cinéma, il se mue en écrivain de sa propre vie. Le chanteur sort cette semaine son premier roman, très autobiographique : « L’Homme qui ment ». L’artiste assume ce titre volontiers ambigu. « J’avertis le lecteur en première page : “Ce récit est basé sur une histoire fausse.” Donc ça n’est pas un documentaire. D’ailleurs la vérité ne m’intéresse pas tellement. D’une certaine façon, elle n’a rien d’extraordinaire. Il n’est pas courageux de dire la vérité. Je trouve même plus courageux de mentir », explique Marc Lavoine à Paris Match.

Des anecdotes de l’enfance

Cet ouvrage, même s’il n’est pas la vérité pleine et entière relate tout de même des passages de sa propre vie. On y apprend donc que quitte à choisir, la mère de Marc Lavoine aurait préféré avoir une fille! «J’aurais dû m’appeler Brigitte! Ma mère voulait une fille parce qu’elle avait déjà un garçon. Et puis, de toute façon, c’était prévu comme ça depuis longtemps!», raconte avec amusement Marc Lavoine en précisant que sa mère n’a pas voulu le voir pendant une semaine. L’adolescence n’a pas été plus tendre. Quand il est parti pour Paris c’était sans retour possible. «Mon adolescence, elle n’existe pas. A 16 ans j’ai décidé de faire du théâtre. Et quand je suis parti m’installer dans une chambre à Paris, mes parents ne m’ont pas donné de ticket de retour. J’étais déjà dans le monde des adultes», détaille-t-il.

Un livre de marcheur

Pour Marc Lavoine ce livre à une saveur toute particulière. «J’ai toujours aimé aller d’un point à un autre avec un stylo dans la main, un crayon, quelque chose», confie-t-il. Il compare d’ailleurs ce roman-récit à une marche. «C’est-à-dire que vous n’arrêtez pas le temps mais vous le ralentissez considérablement. Vous êtes un tout petit peu obligé de descendre de la voiture. De faire le reste de la route à pied […]. Et moi souvent je marche seul. Un peu comme Jean-Jacques [Goldman]! A deux, dès que le mouvement s’installe, on parle. Tout seul, c’est différent, on s’écoute, on entend son cœur qui bat. C’est ça écrire un bouquin : s’allonger dans la vie quand tout le monde reste debout» confie Marc Lavoine.

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