Gros plan sur le nouvel album d’Alain Souchon

Pour son nouveau disque A cause d’elles, Alain Souchon reprend les comptines qui ont bercé son enfance… pour un résultat qui ne marche pas forcément.

alainsouchon436 © Cherie FM
Cheriefm.fr a écouté le nouvel album d’Alain Souchon , A cause d’elles, qui sort le 21 novembre. Verdict.

Le concept

Alain Souchon
a laissé de côté le fidèleLaurent Voulzy pour sortir avec son fils un disque de reprises de chansons pour les petits, qui ont marqué son enfance. Le chanteur est allé piocher des comptines un peu oubliées ou des chants scouts, accompagnés d’un inédit, Le jour et la nuit, et d’une reprise de son tube J’ai 10 ans, on ne peut mieux approprié.

Alain Souchon


On a aimé

Les chansons choisies


Alain Souchon aime les poésies et les textes ciselés, et il le prouve encore une fois dans cet album, avec un très jolie choix de chansons. C’est un vrai plaisir de retrouver ces comptines oubliées, qui racontent de belles histoires de fées ou de cœurs vaillants, avec aussi parfois de la mélancolie.

On craque ainsi sur Simone, qui prend une autre dimension portée par une musique d’inspiration celtique. On se laisse bercer par Je plains le temps de ma jeunesse, une poétique berceuse. On verse même une petite larme sur Grégoire , ou le drame des enfants d’être toujours trop petits.

On aime aussi le très blues Memphis Tennessee, qu’on imagine chanté autour d’un feu de camp sous une nuit étoilée, ou En sortant de l’école de Prévert, très efficace.

Quelques surprises

Au milieu de toutes ces reprises, Alain Souchon a glissé l’inédit Le jour et la nuit sur un thème qui lui est cher : le cancre qui s’évade par les rêves. Belle surprise également, glissée au milieu du disque, que la reprise de L’Hirondelle, chantée a capella et agrémenté d’un couplet ramenant brutalement à la réalité de la crise.


On a moins aimé


Pour le choix des reprises, vous l’aurez compris, rien à redire. Pour les musique, ça coince un peu plus. Laurent Voulzy, ou es-tu ? Les mélodies de cet album sont parfois répétitives, et pas vraiment entraînantes. Voir même un peu ennuyeuses. Des titres comme Au bois joli, Papalou ou Les crapauds passent ainsi un peu à la trappe, comme si Alain Souchon s’était reposé sur leur textes assurément poétiques, en délaissant un peu les mélodies.

En bref

Les amateur-rice-s d’Alain Souchon, et plus généralement de la chanson française, apprécieront cette parenthèse poétique, et réalisée avec beaucoup de conviction. Les fans de la première heure regretteront peut-être l’absence d’un tube imparable. Et si de toute façon, le meilleur public pour ce disque restait plutôt vos chers petites têtes blondes ?

Amélie BERTRAND