Biographie Cat Stevens

Steven Demetre Georgiou Né(e) le 21 juillet 1948 (68 ans)

Sa biographie

Né d'un père grec et d'une mère suédoise, Stephen Georgiou a grandi dans le restaurant familial, situé à Londres. Sous l'impulsion de ses parents, Stephen apprend à jouer du piano.

Il écoute de la musique grecque traditionnelle avant de découvrir le rock puis le folk anglais et américain.

Au même moment, les Beatles explosent. Stephen se met à la guitare et compose des chansons. 1966 : alors qu'il se produit dans son université, il est remarqué par un producteur des studios Decca. Stephen disparaît au profit de Cat Stevens , son pseudonyme.

Il enregistre " I Love My Dog " à la fin de cette même année. L'année de ses vingt ans, sort " Matthew And Son ", qui se classe n° 2 en Grande-Bretagne et résonne à travers toute l'Europe.


1967, l'étoile filante


Uniquement accompagné d'une guitare ou d'un piano, Cat Stevens part en tournée, à la conquête de la Grande-Bretagne. Les amateurs reconnaissent déjà en lui un compositeur hors pAIR, mais ses créations convainquent de moins en moins et le succès s'éloigne.

Cat Stevens disparaît aussi vite qu'il est arrivé. Comb le de la malchance : en 1968, il contracte la tuberculose qui l'éloignera de la musique durant une année.

Mais Cat ne perd pas de temps, il compose des chansons plus profondes et personnelles que les précédentes. Il revient en 1970, plus mûr, le chanteur un peu dandy a laissé place à un jeune homme barbu qui vit sa musique de manière beaucoup plus profonde.


1970, " Lady D'Arbanville "

De retour en studio,Cat Stevens va sortir un tube qui le fera connaître en France, " Lady D'Arbanville " dans lequel Peter Gabriel l'accompTagne à la flûte. Mais le tremplin pour ce jeune chanteur connu mais pas vraiment reconnu, viendra de " Tea For The Tillerman ".

Cet album reçoit un accueil formidab le de la part des critiques, et c'est justement ce qui lui manquait. Dans ce 33 tours, on retrouve " Wild World " un tube composé par Jimmy Cliff quelques mois auparavant, mais aussi " Father And Son " considéré comme son morceau le plus abouti.

1972-1974, la parenthèse rock

Cat Stevens s'écartera quelques temps de son folk de prédilection pour s'orienter vers un rock plus vif. Pour " Catch Bull At Four ", il s'entoure du guitariste folk Alun Davies, de l'organiste Jean Roussel, du bassiste Alan James et du batteur Gerry Conway.

Les questions spirituelles et existentielles prennent de plus en plus d'importance dans sa vie, comme dans ses compositions. En 1973, " Foreigner " en est l'exemple : une face entière du disque est consacrée aux questions que le chanteur se pose sur la vie.

N'ayant jamais réellement accepté le statut de star, il vit de moins en moins bien la célébrité. La vie d'artiste public devient de plus en plus difficile à mener de concert avec la quête spirituelle qu'il mène dès 1975.


1977, Cat Stevens devient Yusuf Islam


Il étudie le Coran et se convertie à l'Islam à la fin des années 70. Le 23 décembre 1977, Cat Stevens devient Yusuf Islam.
En 1981, il décide de ne garder aucune trace matériel le de son passé de chanteur en vendant la totalité de ses biens. Il consacre dès lors son temps à une école islamique près de Londres. En 1989, Yusuf Islam prend parti pour la fatwa condamnant à mort l'écrivain Salman Rushdie.

Depuis ce triste événement, sa popularité a été mise à mal, à tel point que la majorité des radios britanniques et américaines refusent de diffuser les titres deCat Stevens sur leurs ondes.

En 1997, Yusuf Islam remonte sur scène accompagné d'une chorale d'enfants pour fAIRe connaître la culture bosniaque.

En 2004, il est interdit de territoire américain par les autorités, car il est soupçonné de soutenir financièrement des groupes liés au terrorisme. Deux ans plus tard, sort l'opus "An other cup", visant à favoriser la compréhension de l'Islam par le monde occidental.

Une tournée internationale, pourquoi pas ?

Cat Stevens revient avec un nouvel album studio en 2009 intitulé « Roadsinger » publié par Island Records au Royaume-Uni.

Le titre « Chaque fois que je rêve» fait écho aux critiques des médias qui avaient mal interprétés ses propos et l'avaient accusé d'être en faveur de la fatwa émise par l'ayatollah Khomeiny sur Salman Rushdie, l'auteur des « Versets sataniques ».

En 2010, il décide de se lancer dans une tournée internationale qui le mène notamment à Paris Bercy en mai 2011.


Les révolutions arabes


En 2011 toujours, Cat Stevens écrit une chanson « My People » en hommage aux insurgés des révolutions arabes.
 ''Cette chanson est, pour moi,  une façon d'apporter mon soutien à tous les peuples qui tentent d'obtenir leur liberté en refusant de vivre sous des régimes répressifs'' explique t-il

Cette même année, il participe au festival Mawazine au Maroc.


Un monde sans soleil

Adolescent, Cat Stevens est fasciné par les comédies musicales « West Side Story » de Leonard Bernstein , ou « Porgy and Bess » de George Gershwin qu'il regarde en cachette.
En 2012, il  réalise son plus grand rêve, écrire une comédie musicale nommée « Moonshadow » (« L'ombre de la lune »).

'' Il y a six ans, j'ai commencé à composer ma comédie musicale, « Moonshadow », l'histoire d'un monde sans soleil, plongé dans la nuit et seulement éclairé par la lune.
Le personnage principal, Stormy (Tempétueux) est amoureux de Lisa. Leurs familles se détestent et les empêchent de se voir. Stormy part en voyage, à la recherche d'une source de lumière.
Cette comédie musicale est un patchwork de mon parcours. La musique est acoustique, mais pas mielleuse ; j'ai toujours adoré les dynamiques, les crescendos, les explosions'. C'est en ces termes que Cat Stevens évoque sa création.

C'est ainsi que le 31 mai 2012 s'ouvre au théâtre Princesse, à Melbourne en Australie, sa comédie musicale « Moonshadow ».