Sa biographie

Les années de galère et de persévérance

C'est sur les bancs de l'école, au nor d de Manchester, que les membres d'Elbow font leur rencontre dans les années 1990.

Réunis par les mêmes goûts musicaux, les cinq garçons décident de monter le groupe Soft, une appellation qui ne dure qu'un temps puisqu'ils vont opter pour le nom d'Elbow par la suite.

A l'époque, comme la majorité d'entre eux travaillaient dans une sal le de concerts nommée Roadhouse, les musiciens choisissent cette scène pour déchaîner leur passion juvénile. Plus tard, après des années de galère, Island leur propose enfin un premier contrat discographique qu'ils signent en 1998.

Mais juste l'année d'après, au moment où le collectif s'apprête à livrer son premier opus, Seagram rachète Island et le groupe Polygram. Plusieurs contrats ont été annulés, entre autres celui d'Elbow qui trouve refuge chez EMI quelques mois plus tard.

Seulement, EMI les lâche également au dernier moment et le contrat tant attendu leur passe sous le nez.

Suite à ces mésaventures, les jeunes artistes, armés de patience mais plus déterminés que jamais à faire part de leurs premiers oeuvres, s'engagent auprès du label indépendant UglyMan Records.

Avec ce contrat, les Elbow ont finalement l'opportunité de publier deux EPs. Le premier au titre bien adapté « Newborn » voit le jour en août 2000.

Il sera suivi quelques mois plus tard par « Any day now », le deuxième EP du groupe.


« Asleep in the back », le grand coup d'éclat

Entre temps, Elbow décroche un contrat avec V2 Music et en 2001, le premier opus de la formation « Asleep in the back » est dans les bacs.

Concocté pendant une dizaine d'années, l'album truffé d'images saisissantes et très fort en paroles est chaleureusement salué par les critiques qui lui attribuent des chroniques fort élogieuses.

Certifié disque d’or, le recueil de cinq étoiles rencontre un vif succès sur le sol européen. Il a même failli remporter le fameux Mercury Prize et a échappé de peu au titre de « Révélation de l’année » aux Brit Awards.

Triomphe outre-atlantique, sa promotion américaine a été marquée par une multitude de concerts à guichets fermés faisant d'Elbow la formation britannique la plus inventive, imaginative et plus convaincante de l'année.

Après cette première expérience riche en rebondissements, le collectif commence la réalisation de son deuxième opus par un séjour sur l’î le de Mull. Ainsi c'est dans l'ambiance paisible d'une ancienne église au beau milieu de la mer que les cinq compagnons composent et enregistrent les démos de leurs nouveaux morceaux.

Vers la fin de 2002, ils s'installent avec Ben Hillier, leur producteur, dans les studios de Liverpool pour finaliser leur deuxième opus.

Entre temps les collaborations se multiplient, entre autres avec le London Community Gospel Choir qui contribue à l'aboutissement du deuxième recueil.


De « Cast of thousands » à « The seldom seen kid »

Ainsi, après quelques mois de gestation, l'album aventureux et surprenant « Cast of thousands » paraît en 2003 sous le signe de la puissance mélodique et émotionnelle. Feeling différent empreint d'une grande soif d’expérimentation, ce nouvel opus à la gloire de l'amour constitue un nouveau pas en avant pour les Elbow.

Pour enchaîner, le collectif se livre à la composition d'un troisième recueil non moins remarquable qui arrive en 2005 sous le titre optimiste « Leaders of the free world ».

Nettement plus structuré et encore plus puissant que les deux premiers, l'opus contient deux perles rares de valeur sûre qui mènent le groupe vers la grande reconnaissance internationale.

Il s'agit de la pièce éponyme « Leaders of the free world » et le titre retentissant « Forget myself ».

Forts de l'exploit de leurs trois sésames, les Anglais lancent « The seldom seen kid », leur quatrième opus en 2008. Promu lors d'une grande tournée britannique, cet album de qualité donne finalement la couronne du prestigieux Mercury Prize aux Elbow.

Pari réussi, il leur vaudra également le titre de Meilleur groupe de l'année aux fameux Brit Awards.

En 2009, il est suivi de « Seldom seen kid live » signé sur le label Polydor.