Biographie James Brown

James Joseph Brown Né(e) le 3 avril 1933 (83 ans)

Sa biographie

Les débuts d'un grand

1933 à Macon en Georgie ou le 17 juin à Pulaski dans le Tennesse ou encore à Augusta en Georgie, les pronostics sont ouverts et pourtant, dans l'ordre ou dans le désordre, toujours aucun gagnant.

On ignore encore la véritable date de naissance du "Godfather of soul", qui se plait encore a cultiver le mystère autour de son personnage, à cheval entre Docteur Jekyll et Mister Hyde.

Issu d'une famille d'ouvriers agricoles, James Brown , qui doit rapidement assurer sa survie, est successivement rabatteur de prostituées, cireur de chaussures ou encore laveur de voitures, mais c'est dans le sport qu'il trouve une forme de rédemption .

Il est passionné par le baseball et la boxe, une discipline qu'il pratique régulièrement. Mais c'est finalement un concours de chant qu'il remporte... la "voie" musicale lui est désormais ouverte.


James Brown allume  "The famous flamme"

Après un premier séjour en prison, James Brown , qui joue de la batterie, de l'orgue et du piano, crée avec Bobby Byrd le groupe "The famous flamme".
Il connaît son premier succès avec "Please, please, please" en 1956.
L'artiste, qui s'est émancipé de sa formation gospel pour évoluer vers le rythm'n'blues, se rapproche de Little Richard et propose des prestations scéniques endiablées, notamment grâce à un agile jeu de jambes. Il sort "Papa's got a brand new bag" et "I feel good" qui deviennent des tubes planétAIRes, juste avant le tout aussi célèbre "Sex machine" composition emblématique de la naissance du funk.


Mister Dynamite

Dans le même temps, celui que l'on surnomme également le "soul brother number one" devient le porte-parole de la communauté noire américaine. Preuve de son engagement dans la lutte anti-ségrégationniste, le titre "I'm black, say it loud, say it proud" devient l'hymne du mouvement Blacks Panthers en 1968.

Les années 70 sont prolifiques pour le chanteur qui ne cesse d'impressionner lors de ses passages sur scène où il interprète "Hot pants", "Funky president" ou encore " I got ants in my pants ".
Sa formation funky JB's, qui intègre le saxophoniste ténor Maceo Parker et le bassiste William "Bootsy "Collins qui deviendra le musicien de George Clinton, contribue largement à son succès.


La " sex machine" s'enraye

La fin des années 70 voit l'avènement du disco et bien que l'ayant très largement influencé, James Brown voit sa carrière en perte de vitesse.
Sans contrat, il ne parvient plus à enregistrer. Il fréquente néanmoins la section rythmique formée par Sly Dunbar et Robbie Shakespeare et participe au film de John Landis " The Blue s Brother s " (1980). Il parvient également à fAIRe un duo avec Africa Bambataa, pionner du rap new-yorkais.

James Brown , qui n'a cessé d'alimenter la chronique des faits divers, entre ses multiples mariages et ses excès de violence, se retrouve de nouveau en prison pour six ans, un verdict qui tombe en 1988. Trois ans plus tard, il profite de sa liberté conditionnelle pour fAIRe la Une des journaux, mais cette fois dans les pages musicales, puisqu'il revient avec "Love over-due".
L'année suivante, James Brown collabore avec Soul II Soul pour enregistrer l'album "Universal James".

Dès lors, les apparitions du " Godfather of soul " vont se faire plus rares ; ses fans, fébriles, auront donc su apprécier son retour sur scène à Paris, en juin 2006 au Palais des Congrès.
Et c'est six mois plus tard, le 25 décembre, que le roi de la soul décède à Atlanta.