Biographie Jeanne Balibar

Jeanne Balibar Né(e) le 13 avril 1968 (48 ans)

Sa biographie

Sur la scène du théâtre

Fil le de Françoise Balibar, une physicienne et d'Étienne Balibar, un philosophe, Jeanne Balibar passe une enfance sous le signe des études, mais également de l'art. Après avoir décroché son bac, elle suit des cours préparatoires littéraires, avant d'intégrer l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm.

Elle va ensuite suivre des études en histoire à l'Université de Paris I, à l'issu desquelles elle obtient sa maîtrise puis, elle décide d'étudier l'art dramatique au cours Florent, avant de s'inscrire Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris ou CNSAD.

Déjà au sein de l'établissement, Jeanne Balibar se démarque par des talents de comédienne impressionnants. Ses premières prestations sur scène, notamment dans la mise en scène de Sava Lolov, « Le mariage forcé », de Molière en 1992, attirent déjà l'attention.

Il ne lui fut pas ainsi diffi ci le de sortir du rang et à sa sortie, en 1993, elle rejoint la Comédie-Française, où elle restera jusqu'en 1997. Elle y joue notamment Elvire dans la pièce de Molière « Dom Juan » en 1994, se démarque dans « Les bonnes » de Jean Genet en 1995, se construisant ainsi une véritable réputation sur scène.

Une scène qu'elle n'abandonnera d'ailleurs pas si tôt. Actrice, mais aussi danseuse, elle l'arpentera encore jusqu'en 2009, l'année où elle s'affichera dans « Le soulier de satin » de Paul Claudel.


Au cinéma

Parallèlement à ses prestations scéniques, Jeanne Balibar sillonne également l'univers de l'écran français. Après s'être apparue dans « La sentinelle » d'Arnaud Desplechin en 1992, où son nom n'est pas encore crédité, elle se retrouve à l'affiche de plusieurs films dans les années 90.

On la retrouve notamment dans « La croisade d'Anne Buridan » de Judith Cahen en 1994, ainsi que sur le petit-écran, dans « Julie Lescaut » en 1995. Son premier grand rôle, elle le décroche en 1996 dans le long-métrage d'Arnaud Desplechin, « Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) ».

Elle y incarne Valérie, une amoureuse capricieuse qu'elle illustre fabuleusement, lui ouvrant le casting de grandes réalisations. Entre autres, Jeanne Balibar va travailler avec Laurence Ferreira Barbosa pour « J'ai horreur de l'amour » en 1997, avec Olivier Assayas pour « Fin août, début septembre » deux ans plus tard, ou encore avec Jeanne Labrune pour « Ça ira mieux demain » en 2000.

Ce dernier lui vaut d'ailleurs une nomination au César de la meilleure actrice dans un second rôle en 2001. En 2003, elle remporte le Prix Jean-Vigo pour son rôle dans « Toutes ces belles promesses » de Jean-Paul Civeyrac, enchaînant avec une nomination au César de la meilleure actrice dans un second rôle en 2009, pour le personnage de Peggy Roche dans « Sagan ».


Une chanteuse

Artiste à mille talents, Jeanne Balibar est également une grande étoile de la scène musicale française. Elle y fait son premier pas en 1999, en prenant part à un concert de soutien au GISTI ou Groupe d'Information et de Soutien des Immigrés à l'Élysée Montmartre puis, se laissant emporter, elle décide d'y construire une carrière.

Après la reprise de Serge Gainsbourg , « Les petits papiers », gravée sur la compilation « Liberté de circulation » en 1999, sa voix se retrouve dans « Autour de Serge Reggiani », un album hommage en 2002, sur le titre « La putain ».

Ses talents se feront ensuite découvrir par le musicien Rodolphe Burger et, suite à des collaborations entre les deux artistes, un premier album solo, « Paramour », débarque dans les bacs en 2003.

Rock et mélancolie à l'honneur, on retrouve sur ce premier opus les mots de Pierre Alféri, ainsi que des reprises de la chanteuse Peggy Lee . La voix de Maggie Cheung est également gravée sur la chanson « Hélas », donnant rendez-vous à un duo particulier.

S'ensuit un deuxième album « Slalom dame », dévoilé au grand jour en novembre 2006, où l'on peut découvrir encore une fois les savoir-faire de plusieurs artistes, dont Fred Poulet et Dominique A.

En 2009, Jeanne Balibar collabore également avec Maïwenn Le Besco pour « Le bal des actrices », où elle interprète « Merci » et « Changer d'air ». En 2010, un documentaire sur elle, « Ne change rien », est réalisé par Pedro Costa.