Biographie John Scatman

Jean Paul Larkin Né(e) le 13 mars 1942 (74 ans)

Sa biographie

De John Larkin à John Scatman

Bégayant depuis qu'il commence à parler, John Larkin passe son enfance dans un bain de traumatisme émotionnel. Un problème d'expression qu'il arrive difficilement à gérer, mais qui, cependant, ne tardera pas à le mener à la musique.

Gêné par sa difficulté à parler, John Larkin va se construire un univers propre à lui et ce monde, il va le trouver facilement dans les mélodies. À l'âge de douze ans, il commence à apprendre les bases du pian o et , étant parfaitement à l'aise avec cet univers, il décide d'aller plus loin et apprend le scat à  14 ans.

Il va ensuite se tourner de plus en plus vers le jazz et, dans les années 70 et 80, il devient un pianiste de jazz notamment connu dans les clubs de Los Angeles. Il ne tarde pas non plus à graver ses inspirations et, en 1986, il sort un premier album éponyme. L'opus n'est cependant pas publié commercialement.

Afin de donner un coup de pouce à sa carrière, le musicien débarque à Berlin , en 1990. Arrivé dans la capitale allemande, John Larkin continue de promouvoir le jazz. Ses talents ne vont pas tarder à attirer l'attention et, en 1995, il décide de franchir un nouveau pas en enregistrant son premier single en tant que chanteur.

« Scatman (Ski ba bop ba dop bop) » débarque ainsi dans les bacs, sous le nom de John Scatman .


« Scatman (Ski ba bop ba dop bop) »

Le single « Scatman (Ski ba bop ba dop bop) », dont les textes parlent pour les bègues et dont la musique se résume en une fusion de scat et de dance, suscite immédiatement l'intérêt du public.

Dans les pays européens notamment, il se retrouve au sommet des charts, ainsi que dans le classement des ventes d'albums. Le tube fait également le tour de plusieurs pays et au total, se vend à plus de 6 millions d'exemplaires dans le monde.

Encouragé par ce premier succès, John Scatman dévoile ensuite un deuxième titre qu'il baptise « Scatman's world » dans la même année. Encore une fois, le public est conquis et le succès est au rendez-vous.

Le titre parvient entre autres à faire une entrée dans les tops singles britanniques et on peut également enregistrer un chiffre de ventes de plus d'un million d'exemplaires en Europe . L'album « Scatman's world » ne tarde pas non plus à sortir chez RCA Records au cours de la même année et, entraîné par les vagues de succès des deux premiers singles, est également bien accueilli.

Il parvient même à dominer les tops 10 albums de plusieurs pays, si l'on ne cite que ceux de la Norvège, de la Suisse, de l'Allemagne, ou encore de la Finlande. S'ensuit une grande tournée en Asie et en Europe . Un véritable succès pour l'artiste.


Un départ précoce

Après l'album « Scatman's world », qui dévoi le de nouveaux titres comme « Song of scatland », ou encore « Only you », John Scatman se lance dans une nouvelle aventure en 1996, en dévoilant un deuxième album studio.

Intitulé « Everybody jam! », l'album fait particulièrement fureur au Japon. Il donne même fruit à une version japonaise, où l'on retrouve les titres « Pripri scat » et « Su su su super kirei ». Ces derniers se démarquant en particulier et deviennent mê me de s chansons de publicité pour certaines entreprises locales.

Dans les autres pays, notamment sur le territoire européen, l'album ne suscite pourtant plus le réel intérêt du public et, entraîné par cet échec, John Scatman s'éloigne un peu des projecteurs.

C'est seulement trois années plus tard, en 1999, qu'il revient sur le plateau musical pour enregistrer son troisième album en tant que John Scatman . Intitulé « Take your time », cet opus va cependant constituer le de rnier album de l'artiste. John Scatman étant décédé le 3 décembre 1999 à Los Angeles, suite à un cancer de poumon.

Son nom ne s'effacera pas pour autant de l'univers musical et, en 2001, on retrouve ses grands titres dans la compilation album « Listen to the Scatman ». Une compilation hommage fait également sa sortie au Japon en 2002, sous le titre de « The best of John Scatman ».