Hommage à Michael Jackson : une cérémonie pleine d'émotions

L'hommage posthume à Michael Jackson est à l'image de sa vie : des rumeurs, du mystère et un grand show.

michael jackson © gala
Après plusieurs minutes d'un silence assourdissant, une attente qui paraissait interminable, les premières notes d'un piano, puis la voix d'une chorale gospel résonnent dans la salle immense du Staples Center.

Devant 17 500 personnes, le cercueil de Michael Jackson, recouvert de monceaux de fleurs fait son entrée sur scène, porté par des hommes en costume noir, tous avec une cravate verte. Ce fameux cercueil doré, le même que celui de James Brown. Un sarcophage à la hauteur du mythe qu'il renferme.

Puis, le cercueil est posé, fermé. L'ultime entrée sur scène de Michael Jackson. Les voix des chanteuses s'éteignent. Le silence, par lequel la cérémonie avait commencée dans la salle nimbée de lumière bleu nuit revient. Interrompu par des acclamations. Le pasteur Smith prend la parole, évoque "l'idole", le "héros". Mais avant tout "notre frère, notre fils, notre père et un ami"

"Ceux qui connaissent Michael" ont le "coeur lourd", poursuit l'homme d'église. Mais "tant que nous nous souvenons de lui" il est encore là, avec "son talent singulier" il "a tant fait pour guérir notre monde". Que ce ce moment de souvenir soit un moment de guérison, de musique..."

S'avance Mariah Carey. Comme si sa vie même en dépendait, la star se lance, tout en précautions, dans une chanson majeure du répertoire de Michael Jackson, morceau qu'il interprétait si jeune, alors qu'il faisait encore partie des Jackson Five. Son titre: "I'll be there". Je serai là. Un écho parfait aux paroles du pasteur...

Une cérémonie qui se poursuivait par un autre hommage lu par la chanteuse black Queen Latifah à la tribune, sous d'immenses photos projetées de la star avant que n'arrive sur scène une autre très grande voix du fantastique creuset de la musique noire américaine : Lionel Richie. Une fleur jaune à la boutonnière de son costume, le chanteur interprète un chant baigné de religion invoquant Jésus. Un mélange dosé avec un art tout hollywoodien de la part sacrée et du talent profane de l'Amérique.

Quand intervient Berry Gordy, génial fondateur de la firme Motown, qui a donné naissance à un firmament musical qui porte le nom de la maison de disque et a révélé les Jackson Five, il est un peu plus de 19h55. Et le monde entier s'arrête, pour écouter un homme qui sait l'essentiel de Michael Jackson, ce qui vaut surtout la peine d'être retenu de lui : son art.

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