Meilleur espoir
Petite fille de juifs polonais,
Sandrine Kiberlain
voit le jour à Paris le 25 février 1968. Très tôt, elle montre son
intérêt pour la comédie tel qu'après le bac, elle fréquente le Cours
Florent en classe libre.
En 1989, la jeune actrice est admise au Conservatoire national
supérieur d'art dramatique jusqu'en 1992. C'est en 1986 que l'actrice
fait ses premiers pas devant la caméra dans «
Cours privé
» de
Pierre Granier-Deferre.
Elle poursuit ensuite avec de nombreux petits rôles avant de jouer dans
«
Les patriotes » d'
Éric Rochant
en 1994.
Sandrine Kiberlain y incarne le rôle de
Marie-Claude,
une call-girl.
Son interprétation ne laisse pas le public indifférent qu'elle obtient
sa première nomination aux Césars dans la catégorie du meilleur espoir
féminin. Par la suite, en 1995,
Sandrine Kiberlain
revient sur les écrans avec «
En avoir ou pas » de
Laetitia
Masson.
La même année, elle reçoit le prix
Romy Schneider attribué aux actrices
qui représentent le meilleur espoir du cinéma français.
En 1996, l'actrice reçoit également la récompense du meilleur espoir
féminin lors des Césars.
Présente au théâtre
À coté du cinéma,
Sandrine Kiberlain monte
également sur les planches où elle incarne d'autres personnages. Ainsi,
en 1989, elle joue dans «
Ivanov » d'
Anton
Tchékhov dont la mise en scène est assurée par
Pierre
Romans.
Mais c'est au cinéma que l'actrice est la plus présente où elle
enchaîne de nombreux rôles. En 1996, elle fait une apparition remarquée
dans «
Un héros très discret » de
Jacques
Audiard. Grâce à ce film,
Sandrine Kiberlain
reçoit une nouvelle nomination aux Césars en tant que meilleure actrice
de second rôle.
Un an plus tard, elle incarne
Mathilde, une
cleptomane dans «
Le septième ciel » de
Benoît
Jacquot aux cotés de
Vincent Lindon, son
compagnon de l'époque. De retour au théâtre en 1997,
Sandrine
Kiberlain joue dans «
Le roman de Lulu »
une pièce écrite par son père et dont son interprétation lui vaut de
recevoir le Molière de la révélation théâtrale.
En 1998, elle retrouve la réalisatrice
Laetitia Masson
dans «
À vendre », puis «
Love me »
en 1999. Interprétant des rôles contemporains,
Sandrine
Kiberlain est également à l'aise dans des personnages
d'époque, par exemple dans «
La fausse suivante »
de
Marivaux et réalisé par
Benoît Jacquot
ou encore «
Beaumarchais, l'insolent » de la pièce
de
Sacha Guitry, et avec
Édouard Molinaro
à la réalisation.
Actrice et chanteuse
Désormais une actrice confirmée,
Sandrine Kiberlain
participe à de nombreux projets, dont notamment la tournée des
Enfoirés.
Par ailleurs, en 2001, elle fait partie des membres du jury présidé par
Liv Ullmann à l'occasion du Festival de Cannes.
Tout en continuant sa carrière d'actrice,
Sandrine Kiberlain
sort son premier album en 2005 intitulé «
Manquait plus qu'ça
» qui contient quelques duos avec
Alain Souchon .
Forte du succès de ce premier opus, elle revient deux ans plus tard
avec «
Coupés bien net et bien carré » qui reçoit
la collaboration de nombreux artistes comme
Camille Bazbaz,
Mickaël Furnon, Pierre Souchon ainsi que
Etienne
Daho.
Coté vie privée,
Sandrine Kiberlain a épousé
Vincent
Lindon en 1998 et donne naissance à une petite fille
Suzanne.
Actuellement séparés, ils continuent toutefois de collaborer notamment
dans «
Mademoiselle Chambon » de
Stéphane
Brizé qui vient de paraître sur les écrans.
Outre ce film,
Sandrine Kiberlain est également à
l'affiche de deux autres films en 2009 avec «
Romaine par
moins 30 » d'
Agnès Obadia et du film
sorti en septembre 2009, «
Petit Nicolas » de
Laurent
Tirard adapté des livres de
Sempé et Goscinny.