Né près de Port Talbot, Pays de Galles le 31 décembre 1937, l'acteur et
comédien britannique naturalisé américain Philip Anthony
Hopkins alias Anthony Hopkins débute au
grand écran en 1968.
Révélé par « Le lion en hiver », on le connaît
surtout pour son rôle dans « Le silence des agneaux
».
« Le lion en hiver », le coup d'éclat
Fils unique de boulanger,
Anthony Hopkins était un
enfant solitaire et dyslexique. Peu porté aux études, il décide de
plonger dans l'art en développant son intérêt pour la peinture, le
dessin et le piano.
A l'âge de 15 ans, il fait la rencontre de son compatriote
Richard
Burton qui l'encourage à devenir acteur. Pour parvenir à
cette fin, le futur comédien s'inscrit au Royal Welsh College of Music
& Drama , l'école dramatique de Cardiff dont il ressort diplômé
en 1957.
Après deux années de service national, le jeune homme s'installe à
Londres et intègre la RADA, l'académie d'art dramatique londonienne
pour poursuivre son rêve de jeunesse. En 1965, après plusieurs années
d'audition,
Anthony Hopkins est repéré par le
prestigieux
Laurence Olivier, qui l'invite à se
joindre à sa compagnie du Royal National Theatre.
Il est alors devenu la doublure de l'illustre acteur qui voit déjà en
lui un jeune talent très prometteur. Toutefois, malgré son succès au
Royal National Theatre,
Anthony Hopkins, fatigué de
répéter les mêmes rôles nocturnes, aspirait à une carrière au cinéma.
Sans attendre longtemps, il obtient son coup d'éclat en 1968 en jouant
Richard dans le film d'
Anthony Harvey «
Le
lion en hiver » aux côtés de
Katharine Hepburn
et
Peter O'Toole et le futur
James Bond,
Timothy Dalton.
« Le silence des agneaux », le grand succès
Depuis cette première apparition,
Anthony Hopkins
figure sur le générique de plusieurs films tels «
Les griffes
du lion » et «
Guerre et paix » de 1972
ou «
Terreur sur le Britannic » de 1974.
En 1978, l'acteur remporte le Golden Globe dans la section Meilleur
acteur de film dramatique pour sa prestation dans le film d'horreur de
Richard
Attenborough, «
Magic ». Une performance
qu'il développera tout au long des années 1980 comme on peut voir dans
les films «
Elephant man », «
Changement
de saisons » et «
Le bounty ».
On peut également citer les productions télévisées «
Le
bunker, les derniers jours d'Hitler » et «
La chute
de Mussolini ».
En 1991, l'acteur partage la vedette du grand film de
Jonathan
Demme «
Le silence des agneaux » avec
Jodie
Foster. Il y prête ses traits à Hannibal Lecter, un
psychiatre cannibale emprisonné dans un établissement pénitentiaire et
ayant tuant en série quatorze personnes.
Excellent dans son art, ce personnage lui a rapporté plusieurs
reconnaissances telles l'Oscar et le Saturn Award du meilleur acteur de
1992 décerné par l'Académie des films de science-fiction, fantastique
et horreur.
Il lui a également valu une nomination au Golden Globe Award si
Jodie
Foster a remporté le prix de la Meilleure actrice.
« Nixon » un autre film retentissant
Après le triomphe de «
Le silence des agneaux » et
la sortie de «
Dracula » et «
L'innocent
»,
Anthony Hopkins s'illustre en majordome dans «
Les
vestiges du jour » de 1993, en empruntant le nom de
James
Stevens. Un autre film à succès qui a fait la une des Oscars
et du Golden Globe à l'époque et qui est devenu un classique du cinéma
au fil du temps.
La même année, l'acteur retrouve le réalisateur
Richard
Attenborough dans «
Les ombres du cœur »
avant de tourner les «
Légendes d'automne » de
1994 dans la peau du Colonel William Ludlow aux côtés de
Brad
Pitt.
En 1995, la star incarne
Richard Nixon dans le film
retentissant d'
Oliver Stone «
Nixon
», racontant, comme le titre l'indique, l'histoire politique et
personnelle de l'ancien Président des Etats-Unis. Un autre rôle
important joué en compagnie de
Joan Allen lui
valant une deuxième nomination aux Oscars et une troisième aux Golden
Globes.
Certes, la victoire ne s'arrête pas là puisque l'homme du cinéma
continue à impressionner dans le personnage de John Quincy Adams dans
le film de
Steven Spielberg «
Amistad
» de 1997, sa troisième nomination aux Oscars et la quatrième aux
Golden Globes.
Suite à ces succès,
Anthony Hopkins reste très
présent dans le septième art du troisième millénaire. D'ailleurs il
continue à faire sensation dans «
Hannibal » de
2001, «
Dragon rouge » de 2003, «
La
faille » de 2007 ainsi que dans le remake de «
Le
loup-garou » de 2009.