Née le 27 mai 1950 à Memphis, au Tennessee, de son véritable nom Denise Eileen Garrett, Dee Dee Bridgewater est une chanteuse de jazz américaine.
Fille du trompettiste Matthew Garrett, elle découvre très tôt sa voie dans la musique, notamment à travers les sons du jazz.
Elle
se lance ainsi à la conquête de cet immense univers, pour devenir
actuellement l'une des grandes voix d'une fusion R&B jazz.
Déjà dans les veines Dee Dee Bridgewater grandit
dans le Michigan, à Flint. Attirée par le monde de l'art depuis son
enfance, elle commence par faire une entrée sur la scène du théâtre.
Encouragée
par son père, elle va ensuite s'orienter petit à petit vers la musique
et, à peine âgée de 16 ans, elle intègre un tri o de rhythm' n'blues et
rock. Se produisant lors de plusieurs concerts du groupe en tant que
chanteuse, notamment dans des clubs de Michigan mais également à
l'étranger,
Dee Dee Bridgewater se familiarise de plus en plus avec la scène et ne tarde pas à se découvrir une véritable passion pour les mélodies.
Elle
n'oublie pas pour autant ses études et à l'âge de 18 ans, elle
s'inscrit à l'Université d'État de Michigan, puis fait une entrée à
l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign.
Au cours des années 60,
Dee Dee Bridgewater
continue d'accompagner son groupe en tournée. Celui-ci gagnant de plus
en plus en réputation parvient même à donner un concert en Union
Soviétique.
Chanteuse de talent,
Dee Dee Bridgewater ne
tarde pas non plus à se faire une renommée auprès du public, mais
n'arrive pas pour autant à poser une empreinte personnelle. C'est
seulement en 1970, après avoir rencontré le trompettiste
Cecil Bridgewater, que la chanteuse va pouvoir faire son envol.
Entre le jazz et le théâtre En rejoignant l'orchestre de jazz de
Mel Lewis et de
Thad Jones vers le dé but de s années 70,
Dee Dee Bridgewater
fait une entrée officielle dans l'univers du jazz. En tant que
chanteuse principale du collectif, elle découvre en effet les aspects
cachés de ses talents et, dotée d'une voix en or, elle se fait
facilement remarquer.
Elle se lance alors dans une aventure remplie de rythmes et d'accords, notamment avec différents musiciens comme
Dexter Gordon,
Sonny Rollins,
Rahsaan Roland Kirk, ou encore
Dizzy Gillespie. Elle participe également à différents événements, dont le «
Monterey Jazz Festival » en 1973.
Inspirée, elle décide ensuite de dévoiler ses propres titres. Son premier album «
Afro blue
» fait ainsi sa sortie en 1974, chez le label Trio. S'ensuit un
deuxième opus éponyme en 1976, qui sort chez Atlantic, puis deux autres
albums «
Just family » en 1977 et «
Bad for me » en 1979, chez Elektra.
Au cours des années 80,
Dee Dee Bridgewater s'éloigne un peu de la musique pour se consacrer au théâtre. Après avoir joué dans la comédie musicale «
The wizz » en 1974 et dans «
Glinda the good witch » en 1975, qui lui vaut un Tony Awar d de la meilleure actrice, elle revient en effet sur la scène théâtrale en 1984, dans «
Sophisticated ladies ».
On la retrouve également dans «
Lady day » en 1986, avec une nomination au prix Laurence Olivier à la clé.
Une grande voix En 1989,
Dee Dee Bridgewater décide de faire un grand retour sur les ondes musicales et dévoile «
Precious things », un duo avec
Ray Charles .
À
succès, la chanson permettra à la chanteuse de se propulser au sommet
du jazz et de remplir son calendrier de dates de concerts. Un moment de
gloire qui est loin d'être le de rnier. «
Precious things » étant suivi par l'album « Live in Paris » au cours de la même année, ainsi que par «
In Montreux » en 1992 et «
Keeping tradition » en 1993.
Dee Dee Bridgewater se lance également dans une collaboration de rêve avec
Horace Silver et en 1995, l'album «
Love and peace: A tribute to Horace Silver » sort dans les bacs. En hommage à
Ella Fitzgerald , l'une de ses sources d'inspiration, elle dévoile également l'album «
Dear Ella » en 1997.
Un opus à succès pour lequel elle gagnera, une année plus tard, le Grammy Award du meilleur album de jazz. L'opus «
Live at Yoshi's », sorti en 2000, sera également nominé aux Grammy Awards et, en 2002,
Dee Dee Bridgewater se démarque encore une fois avec l'album «
This is new », où elle reprend les titres de
Kurt Weill.
Un nouvel album intitulé «
J'ai deux amours », une reprise de chansons françaises, est également dévoilé en 2005, suivi de «
Red earth » en 2007.