Des premières leçons de guitare au succès de la BO du film « Le grand bleu » Fils du poète et chansonnier
Claude Serra,
Eric Serra
s'initie à la guitare acoustique à l'ombre de ses cinq ans avant de se
mettre à la guitare électrique, à la basse, à la batterie, au
synthétiseur et au piano.
Musicien autodidacte, il commence tôt sa carrière professionnelle d'abord au sein de son groupe
Flep puis en participant aux tournées et sessions d'enregistrement de plusieurs artistes.
A l'aube des années 1980, il fait la connaissance du cinéaste
Luc Besson qui, séduit par son talent musical, lui demande de composer la BO d'un court-métrage puis cel le de son film «
Le dernier combat ».
Cette collaboration se poursuit avec la bande son du film «
Subway
» de 1985 qui lui vaut sa première nomination aux Césars ainsi que son
premier trophée de la Meilleure musique de film. Certifiée double
disque d'or, cette bande son marque le début d'une série de demandes
pour le jeune compositeur qui se voit offrir l'occasion d'écrire pour
d'autres réalisateurs.
En 1988, il fait un énorme carton avec la musique du film culte «
Le grand bleu » de
Luc Besson . Ecoulée à trois millions d'exemplaires, cette BO est couronnée de trois récompenses prestigieuses la même année.
Non
seulement elle obtient le Grand Prix de la SACEM dans la catégorie
Meilleure réalisation audio-visuelle, mais elle remporte également le
César et la Victoire de la Meilleure musique de film.
De « Nikita » et « Goldeneye » à la sortie de l'opus « RXRA » Fort de ce succès,
Eric Serra
monte The X-Plorer, son studio d'enregistrement et The X-Plorians, sa
maison de production au dé but de s années 1990. C'est là qu'il va
concocter ses BO et albums à commencer par la musique du film «
Nikita » puis celle du film documentaire «
Atlantis » et enfin la BO du film «
Léon ».
Fort
acclamées par les critiques et le public, ces trois BO se voient
décerner chacune une Victoire de la Musique dans la section Meilleure
musique de film. Pour couronner le tout, la bande son de «
Nikita » obtient un César dans le même registre.
Remarqué par les cinéastes américains,
Eric Serra est sollicité pour la composition du thè me de l'épisode «
Goldeneye » de la saga «
James Bond » en 1995. Suite à cette réalisation, il passe à l'écriture de la musique de la science-fiction «
Le cinquième élément » de 1997, une BO futuriste et originale marquant sa grande maturité lyrique.
Entre temps, un recueil des meilleures pièces du compositeur intitulé «
La musique des films » ou «
The best of Eric Serra » ou encore «
Soundtracks » est dans les bacs. Cette compilation sera suivie par la publication de l'opus «
RXRA » en 1998.
Sorti en plusieurs langues, ce premier album d'
Eric Serra sera à son tour suivi par l'édition de la BO de «
Le grand bleu » et une autre réédition du recueil «
La musique des films ».
Une multiplicité de collaborations En 1999,
Eric Serra réalise les versions françaises des morceaux du film de Disney «
Tarzan » avec
Phil Collins avant de retrouver
Luc Besson pour la musique du long-métrage biographique de
Jeanne d'Arc.
Deux ans plus tard, il se range aux côtés de
Stéphane Brossollet et
Sébastien Cortella pour la composition et la production de la bande son du film «
L'art (délicat) de la séduction » de
Richard Berry .
Puis jusqu'en 2005, la star contribue aux projets cinématographiques «
Wasabi », «
Rollerball », «
Décalage horaire » et «
Bulletproof monk » tout en collaborant avec des artistes émergeants comme
Wild et
Harry Morse Project.
Plus tard,
Eric Serra
crée le label pour musique de film Recall Music For Films en
partenariat avec Recall Group avant de passer à la composition de la
musique des films «
Bandidas » et «
Arthur et les Minimoys ».
Marquant ses retrouvailles avec
Luc Besson , la BO de «
Arthur et les Minimoys »
lui permet d'obtenir une autre Victoire de la musique. Entre temps,
l'artiste s'offre le plaisir de jouer avec son collecti f de jazz dans
les bars du Vieux Continent qu'il retrouvera en 2007 à l'occasion d'une
grande tournée européenne. Cette dernière sera clôturée par un grand
concert avec un orchestre de 60 musiciens à L'Olympia de Paris.
En attendant la sortie de son deuxième album, le compositeur continue à travailler avec les cinéastes et les autres artistes.