Le début d'une histoire Loin d'être une enfance de star, cel le de
Minnie Riperton
est encrée de pauvreté dans la vil le de
Chicago . Cette situation n'a
pourtant pas empêché la jeune fille d'aller au-delà de ses rêves. La
petite
Minnie Riperton étant déjà tombée d'amour pour le monde de l'art.
Elle
commence par suivre des cours de théâtre, de musique et de danse au
Lincoln Center à
Chicago et, se découvrant une véritable passion pour
le chant, elle s'y implique plus sérieusement en suivant les formations
vocales en opéra de
Miss Marion Jeffery. Cette dernière, conquise par les talents de la jeune artiste, va alors la pousser à aller plus loin dans le classique.
Mais
Minnie Riperton, sous le char me de la soul et du rhythm & blues des années 60, décide d'intégrer
The Gems on the Chess Lable,
un groupe de jeunes filles local. Alors qu'elle n'est âgée que de 16
ans, l'étoile ne tardera pas ainsi à monter plus haut. Brillant de sa
voix hors pair, elle se fait remarquer par le public et attire les
producteurs.
Et bien que les débuts de
The Gems ne sont pas très prometteurs, le collectif ne tarde pas à se démarquer. En 1964, un premier succès «
I can't help myself » parvient entre autres à faire du bruit sur les ondes locales. Trois ans plus tard, le groupe fait également un carton avec «
My baby's real », sous le nom de
The Starlets.
À la fin des années 60,
Minnie Riperton va pourtant décider de faire son envol et quitte le collectif. Une nouvelle aventure musicale commence alors pour la chanteuse.
« Perfect angel » Après avoir rencontré le producteur
Billy Davis à l'orée des années 70,
Minnie Riperton enregistre quelques titres en solo. Les titres «
You gave me soul » et «
Lonely girl » débarquent ainsi dans les bacs, sous le nom d'
Andrea Davis.
Remarquée, la chanteuse va ensuite intégrer
Rotary Connection, un groupe de funk soul notamment connu à travers le single «
Hey love » en 1970. Le succès de ce titre va d'ailleurs permettre à
Minnie Riperton
de se distinguer sur le plateau musical, ce qui va pousser l'artiste à
se lancer à nouveau en solo et, cette fois-ci, sous son véritable nom.
«
Come to my garden », le premier album en sol o de
Minnie Riperton fait son apparition en 1970, chez GRT Records. Arrangé par le producteur
Charles Stepney
et dévoilant une soul fusionnée de rhythm & blues, l'opus fut
immédiatement reconnu en tant que chef-d'oeuvre. Le succès commercial
reste pourtant mitigé.
C'est seulement trois années plus tard, en 1973, que
Minnie Riperton
va enfin pouvoir monter au summum du succès. Ayant signé chez Epic
Records, la chanteuse dévoile cette année un second album intitulé «
Perfect angel » qui, avec la chanson «
Lovin' you » à l'honneur, va immédiatement faire des ravages sur le plateau international.
Le single «
Take a little trip », écrit par
Stevie Wonder , ainsi que «
Seeing you this way », parviennent également à se hisser au sommet des charts et permettent à
Minnie Riperton d'entamer ses premières grandes tournées.
Une fin précoce Au coeur du succès,
Minnie Riperton enchaîne avec un troisième album baptisé «
Adventures in paradise » en 1975. Bien que n'égalant pas la gloire de «
Perfect angel », l'opus est également bien reçu sur le plateau de la soul R'n'B.
Le titre «
Inside my love » sera d'ailleurs gravé dans l’â me de toute une génération et se retrouvera entre autres sur la bande origina le de «
Jackie Brown », le film de
Quentin Tarantino en 1997. En 2008, «
Inside my love » refera également surface sur la bande sonore du jeu GTA IV.
En 1977,
Minnie Riperton sort un nouvel opus intitulé «
Stay in love ». Toujours sorti chez Epic, l'album présente à nouveau le fruit d'une collaboration avec
Stevie Wonder . Intitulé «
Stick together », le titre parvient une nouvelle fois à faire grand bruit sur les ondes.
Au
cours de cette période, la chanteuse commence cependant à se fatiguer,
en raison d'un cancer du sein. Après avoir découvert qu'elle n'avait
plus que quelques mois à vivre, elle ne baisse pourtant pas les bras
et, en 1978, sort un cinquième et dernier album «
Minnie ».
Elle
continue également de s'envoler en tournées et, parallèlement, elle
décide de porter parole à l'American Cancer Society. En 1979, elle fait
également une apparition dans le
Mike Douglas Show, avant de décéder le 19 juillet 1979, à Los Angeles, à l'âge de 31 ans.
Les années passant, le nom de
Minnie Riperton ne s'est pas effacé de l'univers musical. Après ce décès tragique, son mari, le producteur
Richard Rudolph, décide entre autres de dévoiler une compilation hommage, «
Love lives forever », en collaboration avec de nombreux artistes dont
Stevie Wonder et
Michael Jackson .
Aujourd'hui encore, les oeuvres de la chanteuse demeurent une source d'inspiration pour l'univers soul.