Des débuts prometteurs Daddy Nuttea passe sa
petite enfance dans sa Guadeloupe natale. Il rejoint les autres membres
de sa famille en France alors qu'il est âgé de six ans. A cette époque,
il rencontre ses parents ainsi que sa soeur pour la toute première
fois, un moment qui le marquera à jamais.
Arrivé à l'adolescence,
Daddy Nuttea
continue de s'interroger sur son identité, sur ce qu'il est réellement.
Vivant au sein d'une cité située dans le 13ème arrondissement parisien,
Daddy Nuttea grandit dans un environnement plutôt hostile où les
jeunes doivent quotidiennement combattre l'attrait de la drogue et de
la délinquance.
Il s'en souviendra plus tard lorsqu'il deviendra chanteur et y consacrera d'ailleurs une chanson qu'il intitulera «
Encore une tombe à fleurir ».
Au
milieu des années 1980, l'adolescent découvre l'univers fascinant de la
musique à travers le rock steady et le ska. Très vite, il tombera
littéralement amoureux d'un autre style musical : le reggae dancehall.
A la fin cette même décennie, il intègre un sound system,
High Fight, composé par
Don Lickshot,
Tonton David et
Polino.
Ensemble,
les quatre comparses créent un style musical d'un nouveau genre, mais
parfaitement en phase avec le reggae originel. Peu après cette première
expérience musicale,
Daddy Nuttea décide de mettre lui-même en place un sound system.
Il fonde ainsi
Standtall avec son ami
Polino. Proposant un genre musical qui éveille l'attention,
Daddy Nuttea est sollicité par des réalisateurs pour figurer sur des compilations.
C'est ainsi que quelques-unes de ses oeuvres apparaissent sur «
Ragga Dub Force » et sur «
Rapattitude 2 ».
La révélation Par la suite,
Daddy Nuttea se fait rapidement remarquer par des producteurs. En 1993, il dévoile son tout premier album solo intitulé «
Paris–Kingston–Paris »
sous le label Delabel. Le jeune chanteur voit ses rêves les plus fous
se concrétiser et dans le cadre de l'enregistrement de cet opus, il
effectuera un voyage en Jamaïque et travaille aux côtés de
Steelie et
Cleevie, des producteurs célèbres dans l'univers du dancehall.
Les chansons présentes sur l'album «
Paris–Kingston–Paris » sont écrites aussi bien en français qu'en anglais. La sortie de l'opus n'est malheureusement pas remarquée par le public.
Daddy Nuttea ne se laisse pas pour autant gagner par le découragement et continue de travailler sur sa musique.
Deux ans après la sortie de son premier album, il dévoile un Extended Play intitulé «
Volume 1 ». Toujours en 1995, il collabore avec le groupe de rap
IAM sur la chanson «
La 25ème image ». Ce titre fera partie de la bande originale du film «
La haine » réalisé par
Mathieu Kassovitz .
Parallèlement,
Daddy Nuttea
prépare la sortie de son second opus qui sera de nouveau produit par le
label Delabel. Celui-ci sera dévoilé en 1996 et porte le titre
évocateur de «
Retour aux sources ». A travers «
L'agitateur »,
le single qui en est extrait, l'on peut par ailleurs percevoir l'état
d'esprit dans lequel est plongé l'artiste à cette étape de sa vie.
Grâce à cet album dans lequel
Daddy Nuttea
affirme sa maturité et propose un style qui lui est propre, le chanteur
attire immanquablement l'attention du public qui lui réserve un bel
accueil.
La sortie de «
Retour aux sources » sera suivie de séries de concerts à travers la France.
Les années 2000 L'arrivée du nouveau millénaire marque un tournant dans la carrière de
Daddy Nuttea. En 2000, il retrouve les Marseillais du groupe
IAM avec qui il travaille sur la bande originale du deuxième volet de la saga «
Taxi », une production qui rencontre un vif succès auprès des téléspectateurs.
Au mois d'août de cette année,
Nuttea – qui a décidé de s'en tenir au
Nuttea et de laisser tomber le Daddy –, dévoile un troisième album intitulé «
Le signe du temps » et dans lequel il propose une belle palette de styles musicaux.
Le ragga est bien sûr présent, mais les amateurs découvrent des genres musicaux plutôt inattendus comme c'est le cas sur «
Sonate pour un petit soundboy »
dont les accompagnements sont joués par l'orchestre philharmonique
parisien. Pour beaucoup, il s'agit du meilleur album proposé par
l'artiste.
«
Elle te rend dingue », le premier single qui
est extrait de ce nouvel opus est plébiscité par le public et arrive en
tête des classements des meilleures ventes de singles. Il s'écoule à
plus de 500 000 exemplaires. De son côté, l'album se vend à plus de 400
000 copies.
Le quatrième album de
Nuttea, «
Urban voodoo » est révélé en 2004. Sa réalisation a été confiée à
Handel Tucker. Il faut ensuite attendre 2009 pour que
Nuttea propose des nouveaux oeuvres. Avec «
Crazy », un titre qui propose des sons électro, le public a eu l'occasion de découvrir une nouvelle facette du chanteur.