Les débuts d'un trompettiste de Seattle avec l'orchestre de Lionel Hampton Fils aîné d'une employée de banque et d'un joueur de baseball,
Quincy Jones
vit les premières années de sa vie à
Chicago où il passe une enfance
non moins difficile marquée par la pauvreté et la maladie menta le de sa
mère.
Suite à de nombreux déménagements, son père finit par
s'établir à Seattle où le petit garçon fait la découverte de la
musique. Il s’adonne alors au piano qu'il apprend en autodidacte avant
de s'essayer à la trompette.
Vers le milieu des années 1940, l'adolescent alors âgé de 13 ans fait la connaissance du jazzman
Clark Terry qui lui donne quelques leçons de trompette. Comme son maître,
Quincy Jones intégrera des orchestres de sa ville plus tard. Puis avec
Ray Charles
qui devient son ami grâce à leur passion commune pour la musique, il
finit par former un duo et commence à donner quelques concerts dans les
clubs de Seattle.
Jeune espoir du jazz mais également élève
brillant, le trompettiste obtient une bourse d'études pour le
Schillinger House de
Boston , l'actuel Berklee College of Music, à
l'ombre de ses 18 ans. N'étant pas trop porté par le parcours
académique, il se laisse tenter par une offre de
Lionel Hampton et quitte l'établissement pour entamer sa carrière de trompettiste et arrangeur.
Il tournera avec l'orchestre de
Lionel Hampton pendant quatre ans au cours desquels il fera son premier déplacement en
Europe . Après ces premières expériences,
Quincy Jones s'établit à New York où il travaille en tant qu'arrangeur free lance pour des artistes comme
Ray Charles ,
Dinah Washington ,
Sarah Vaughan et
Tommy Dorsey.
Une multitude de collaborations En 1956,
Quincy Jones devient le trompettiste et directeur musical de l'orchestre de
Dizzy Gillespie. Il effectue alors son premier voyage en Amérique Latine et au Moyen-Orient en compagnie de son band.
De
retour aux Etats-Unis, le musicien passe à l'enregistrement d'un
premier disque sous la houlette des producteurs du label ABC Paramount.
L'année d'après, il s'envole pour Paris où il reçoit les leçons de
Nadia Boulanger. Accédant au poste de directeur musical de Barclay Disques, il collabore avec de nombreux artistes dont les
Double -Six.
Profitant
de son séjour en France, il effectue de nombreuses tournées européennes
au sein de différents orchestres. Il finit même par monter son propre
band baptisé
The Jones Boys avec lequel il part en tournée en
Amérique du Nord et en
Europe . Malgré le succès critique de cette
tournée, l'expérience aboutit à un fiasco financier obligeant l'artiste
à retourner dans son pays.
Arrivé aux Etats-Unis,
Quincy Jones se fait embaucher par
Irving Green, le patron de Mercury, en tant qu'arrangeur et directeur musical de son label. Il travaillera alors avec
Tony Bennett,
Frank Sinatra et bien d'autres.
En 1964, le trompettiste alors promu vice-président de Mercury prête sa plume à
Sidney Lumet pour la bande son du film «
The Pawnbrocker ». Plus tard, il continuera à écrire pour la télévision et le septième art.
Entre temps, à côté de sa carrière artistique, le musicien se range du côté de grands activistes du genre Révérend
Jesse Jackson ou
Martin Luther King.
Grand militant des luttes anti-racistes, il fonde le
Black Arts
Festival et soutient avec beaucoup d'ardeur l'Institute for
Black
American Music.
Les travaux avec Michael Jackson A côté de tous ces engagements,
Quincy Jones
va de l'avant dans ses démarches musicales et enregistre plusieurs
disques sous son nom. Aussi, après une pause de six mois en raison
d'importantes opérations pour une rupture d'anévrisme l'été 1974, le
musicien se lance tout de suite dans ses nombreux projets.
Ce sera sur le tournage de la production cinématographique «
The wiz » qu'il fera la connaissance de
Michael Jackson alors en pleine recherche d'un producteur. Cette rencontre aboutira alors à la production du cinquième opus du chanteur «
Off the wall » en 1979.
Triomphe commercial, ce premier essai sera suivi d'une nouvelle expérience, «
Thriller
» en 1982. Ecoulé à plus de 100 millions d'exemplaires à travers le
monde, cet énorme succès conduit les deux hommes vers un troisième
recueil «
Bad » qui marque la fin de leur collaboration.
Devenu un producteur de renommée mondiale,
Quincy Jones s'associe avec
Steven Spielberg en 1985 pour la production du film «
The color purple ». Mu par la solidarité entre artistes, le jazzman co-organise l'enregistrement de la célèbre chanson «
We are the world » la même année.
Trois ans plus tard, il remixe la chanson de
New Order «
Blue monday ». A côté de ses différentes activités,
Quincy Jones donne toujours une place primordiale au jazz et 1991 assure la direction du Festival de Montreux.
Deux ans plus tard, il organise le concert d'investiture de
Bill Clinton avec
David Salzman.
Avec ce dernier, il montera la compagnie QDE, spécialisée dans la
musique de films, d'émissions télé, de pièces de théâtre et d'autres
produits multimédias.