Né le 5 mars 1943 dans la province de Rieti, à Poggio Bustone et décédé le 9 septembre 1998 à Milan, Lucio Battisti était un chanteur compositeur italien, l'une des grandes voix de la pop italienne dans les années 70 et 80.
Il
entame sa carrière en composant pour quelques artistes vers le début
des années 60 puis, guitare à la main, il décide de sauter le pas et de
chanter ses propres chansons.
Un premier titre « Per una lira » débarque ainsi dans les bacs en 1966. L'aventure ne fait que commencer pour l'artiste.
Le guitariste autodidacte Alors qu'il est âgé de 4 ans,
Lucio Battisti
débarque à Rome avec sa famille. Il va ainsi y passer une grande partie
de son enfance, une période pendant laquelle il se découvrira déjà une
véritable passion pour la musique.
Dès son jeune âge,
Lucio Battisti
est en effet attiré par les vibrations de cordes de guitare. Il décide
d'apprendre cet instrument et, véritable autodidacte, il parvient
facilement à en maîtriser les bases. Vers le dé but de s années 60, il
entame sa carrière de guitariste en rejoignant quelques groupes romains.
Il s'envole également vers Milan, où il intègre le groupe
I Campioni
et, talentueux, il se fait très vite remarquer en tant que musicien.
Dans la même foulée, il parvient même à voyager dans plusieurs pays
étrangers, dont notamment l'Angleterre et l'Allemagne où les
inspirations de
Jimi Hendrix , de
The Rolling Stones, de
The Beatles , ou encore de
The Animals croiseront son chemin.
C'est pourtant à Milan, en rencontrant
Christine Leroux, que
Lucio Battisti
va parvenir à poser une première empreinte concrète dans l'univers
musical italien. Conquise par les talents du musicien compositeur,
celle-ci décide de lui donner un coup de pouce et de lui offrir des
opportunités de collaboration.
Lucio Battisti et Mogol Vers le milieu des années 60,
Lucio Battisti commence par écrire des titres pour quelques artistes, dont «
Uno in più » pour le chanteur
Riki Maiocchi et «
Per una lira » pour le groupe
Ribelli.
Encouragé par le reflet de succès qui en résulte, mais également poussé par son nouveau collaborateur, le parolier
Mogol, il décide de faire son envol et de chanter ses propres oeuvres. Il reprend alors «
Per una lira » en 1966. Le single s'écoulera à 100 000 exemplaires.
Lucio Battisti
continuera également à travailler avec bon nombre d'artistes dans la
fin des années 60, tout en dévoilant des titres sous son propre nom. Il
sort entre autres le titre «
Un’Avventura » en 1969, avec lequel il triomphera au Festival de Sanrem o et dans la même année, il dévoile également la chanson à succès «
Acqua azzurra, acqua chiara » chez le label Ricordi.
Désormais
connu en tant que chanteur, il enregistre un premier album éponyme dans
la même année 1969. L'opus se retrouve immédiatement au sommet des
charts albums italiens.
Entraîné par les vagues de ce premier succès, le duo
Lucio Battisti – Mogol
fonde sa propre maison de disques Numero Uno dans la même foulée.
S'ensuit un enchaînement de neuf albums dans le courant des années 70,
si l'on ne cite «
Amore e non amore » en 1971, ou encore les grands succès «
Umanamente uomo: il sogno » et «
Il mio canto libero » une année plus tard.
La fin d'une carrière Au coeur d'un succès énorme, qui devient encore plus fou avec les albums «
Anima latina » en 1974 et «
La batteria, il contrabbasso, eccetera » en 1976,
Lucio Battisti décide cependant de réduire ses apparitions en public et d'opter pour plus de discrétion.
Timide
de nature, il souhaite en effet garder ses distances, notamment
vis-à-vis de la presse et ne communiquer avec ses fans qu'à travers ses
chansons. Il fait néanmoins de petites apparitions dans des émissions
de télévision et se retrouve même sur des chaînes allemandes,
françaises, ou encore suisses.
Il continue également d'enregistrer en studi o et tente de percer aux États-Unis avec un album en anglais «
Images » en 1977. Une tentative qui n'est pourtant pas réussie et, dans la même période, la relation entre
Lucio Battisti et
Mogol commence parallèlement à se détériorer.
L'album «
Una giornata uggiosa
» souffrira particulièrement de ce détachement. Les titres étant de
moins en moins riches en émotions. S'ensuit la séparation définitive du
duo, ce qui va amener
Lucio Battisti à collaborer avec différents paroliers.
Il travaille entre autres avec
Riccardo Cocciante, avant de collaborer étroitement avec
Pasquale Panella sur plusieurs albums. Les inspirations de ce dernier seront notamment gravées dans «
Don Giovanni » en 1986, dans «
L'apparenza » en 1988, ou encore dans «
La sposa occidentale » en 1990.
Le dernier opus de
Lucio Battisti, «
Hegel », sera dévoilé en 1994. L'artiste décède le 9 septembre 1998 à Milan, suite à un cancer.