Premiers pas sur scène Né d'un père sénégalais et d'une mère antillaise,
Tété
arrive en France, à Bordeaux, à l'âge de deux ans. Il va ensuite
débarquer à Saint-Dizier, dans la partie Est de la France et c'est là,
soufflé par les ballades pop des
Beatles et les mélodies du jazz, qu'il décide de se lancer dans la musique.
À peine âgé de neuf ans,
Tété
intègre une éco le de musique pour étudier le solfège. Il commence par
apprendre le violon mais, ne s'y trouvant pas une vraie aspiration, il
abandonne au bout d'une année.
Il se laisse ensuite emporter par les tendances
Rap Attitude,
IAM ,
Busta Rhymes ou encore
NTM
pendant son adolescence et c'est au coeur de ses sons hip hop, alors
que sa jambe se retrouve plâtrée, qu'il se met pour la première fois à
la guitare.
Conquis,
Tété décide de poursuivre cette voie et influencé par la musique de
Lenny Kravitz , de
Bob Dylan , de
Bob Marley ou encore de
Jimi Hendrix , il commence à composer ses propres morceaux. Des premiers titres qu'il ne dévoilera pourtant pas si tôt.
Ce
sera seulement quelques années plus tard, à 18 ans, qu'il décide de les
montrer sur la scène de Nancy, après avoir découvert le blufunk de
Keziah Jones .
Il arpente également la scène de Strasbourg, ainsi que cel le de Paris
et c'est ainsi au fil de ses petites prestations, avec interprétations
et créations à l'honneur, qu'il se fait remarquer.
« L'air de rien »... « A la faveur de l'automne » En 1999, en collaboration avec un musicien,
Tété grave ses premiers titres, dont «
Dodeline », «
Le meilleur du monde », ou encore «
Les envies », sur un premier maxi. Des premiers enregistrements que la FNAC décide de distribuer, permettant à
Tété de se faire un peu plus connaître auprès du public.
Les
maisons de disques commencent également à s'intéresser à l'artiste et
en 2000, un premier contrat est signé chez Epic. Désormais accompagné
du batteur
Nicolas Picard et du bassiste
Evymoon,
Tété entame cette nouvelle collaboration par de grandes tournées françaises.
Au
cours de l'année 2000 même, le calendrier du musicien se remplit de 115
dates de concerts, dont notamment une apparition aux Francofolies de La
Rochelle. S'ensuit un premier maxi officiel «
Préambule », dans les bacs dans la fin 2000 et peu après, un premier album «
L'air de rien » fait également sa sortie.
Bien accueillis, ces opus confirment fabuleusement le succès de
Tété.
Désormais, le guitariste autodidacte monte sur la grande scène de la
musique et à partir de là, il enchaînera les concerts dans plusieurs
pays.
Au coeur de ces prestations live,
Tété trouve également le temps d'écrire et en 2003, il sort un second album «
Par monts et vallons » qui précédera le troisième, «
À la faveur de l'automne », dans la même année.
Sur les traces de la perfection Paroles profondes et arrangements minutieux à l'honneur, «
À la faveur de l'automne
» donne une nouvelle fois rendez-vous au succès. En 2004, il vaut même
une nomination « album révélation de l'année » aux Victoires de la
musique, permettant à
Tété de sortir concrètement du rang.
De scène en scène,
Tété
est accueilli par un public de plus en plus nombreux, conquis par les
sons, mais aussi par les textes. Un succès qu'il confirmera encore une
fois en 2006, avec la sortie d'un quatrième opus «
Le sacre des Lemmings et autres contes de la lisière ».
Car loin d'être un musicien en herbe,
Tété
prend le temps de chercher lors de ses compositions. Ses sources
d'inspirations sont surtout constituées des oeuvres de grands écrivains
comme
Alphonse Allais,
Jean-Paul Sartre,
Jack Kerouac, ou encore
Daniel Pennac et au fil de sa musique, on peut également deviner les influences de
Nina Simone , de
Björk, ou encore de
Ryan Adams.
Ses jeux de guitare sont également encrés du sty le de
Dick Annegarn. Les mélodies françaises de
Jacques Dutronc y sont aussi pour quelque chose.
Toutefois,
Tété reste
Tété, avec cette touche personnelle qui va droit au coeur et, après «
Tété ou Dédé » sur France 5, une apparition aux côtés d'
André Manoukian , il dévoilera son cinquième album «
Le premier clair de l'aube » en 2010.