Au mois de juin de l'année 1970, Yann Tiersen pousse son premier cri.
Chanteur et compositeur aujourd'hui particulièrement connu pour être l'auteur de la musique du long-métrage « Le fabuleux destin d'Amélie Poulain », l'artiste brestois commence par le théâtre pour faire parler son talent pour la musique.
S'attaquant par la suite à la composition pour le septième art, Yann Tiersen ne tarde pas à sortir un premier opus. Entre 1995 et 2010, « La valse des monstres » sera ainsi le premier d'une liste d'un peu moins d'une dizaine d'albums sans compter les albums live et les EPs.
Du classique et du rock
Petit, Guillaume Yann Tiersen
montre une grande passion pour la musique. Si ses carnets de notes font
montre d'un élève peu brillant, il se lance corps et âme dans l'étude
de sa passion au Conservatoire de la ville qui le verra devenir un
homme.
En ces années 1980 où le rock français a élu domicile à
Rennes, c'est dans le classique que le jeune Brestois entame ses études
musicales par l'apprentissage des instruments tels que le violon.
Initié pour être chef d'orchestre, la vague du rock ne semble pourtant
jamais loin du musicien en herbe.
Yann Tiersen s'intéresse particulièrement aux oeuvres de Joy Division ou d'Erik Satie en passant par les américains The Stooges
et intègre des formations de rock rennaises. L'écriture des pièces
musicales marque le début professionnel du jeune compositeur avant de
se tourner vers le cinéma en commençant par les courts-métrages.
Regroupant ses premiers oeuvres notables, Yann Tiersen sort un premier opus au beau milieu des années 1990 qu'il baptise « La valse des monstres ». Les Transmusicales de Rennes se chargent alors de le faire découvrir en 1995, année de sortie de l'album.
Alliant
avec merveille sonorités traditionnelles de la Bretagne et sa passion
pour le rock, les sons proposés par le compositeur reçoivent de bonnes
critiques. Présent au Festival d'Avignon l'année suivante, 1996 sera
aussi marquée par la sortie du second opus de Yann Tiersen. Quoique reçu par des bonnes critiques à l'égal de son précédent, « La rue des cascades » ne sera pourtant pas l'album de la consécration pour le compositeur.
« Le phare », la révélation
C'est au troisième coup que la révélation se fera pour Yann Tiersen. Dans les bacs au cours de l'année 1998 et porté par le morceau « Monochrome », « Le phare » permet à son auteur de se faire davantage connaître du public.
Des
concerts et des participations à divers festivals de musique suivent,
forgeant encore un peu plus la notoriété de l'artiste. Désormais
découvert par le public et connu de ses pairs, Yann Tiersen entame de nombreuses collaborations avec d'autres artistes tels que Bertrant Cantat, Bästard ou Les Têtes Raides.
Au cinéma, la révélation vient à travers sa composition de la musique du film « La vie rêvée des anges ». Yann Tiersen termine encore les années 1990 par différentes collaborations dont celles avec The Married Monk donnant naissance à l'album « Tout est calme ».
Il donne sa contribution à la production de l'album « Sans papiers » avant de collaborer avec d’autres noms dont Françoiz Breut.
De la BO du « Fabuleux destin d'Amélie Poulain » à aujourd'hui
Yann Tiersen
démarre les années 2000 sur les chapeaux de roue. Et quoique ayant
sorti en énième album en 2001, l'ultime consécration, le compositeur le
vivra grâce au cinéma.
Derrière la bande originale du film « Le fabuleux destin d'Amélie Poulain », le succès généré par l'oeuvre cinématographique atteint Yann Tiersen,
qui reçoit le César de la meilleure musique de film l'année suivante.
Le triomphe est tel que le disque s'écoulera à près d'un million de
copies.
Loin de se reposer sur ses lauriers, le Brestois
retrouve la scène et la tournée des festivals à travers la France
jusqu'en Angleterre. Ces périples musicaux sont immortalisés dans un
album live « C'était ici ». Ne délaissant pas le septième art, il se met à la composition de la BO d'un long-métrage « Goodbye Lenin! » signé Wolfgang Becker au début de l'année 2003.
Collaborant avec Shannon Wright,
le tandem sort l'année d'après, un album sur lequel figure des morceaux
composés en seulement un mois. Parmi ses collaborations qui suivent, on
peut citer celles avec Miossec, Elizabeth Fraser ou encore The Divine Comedy.
En 2005 la sortie de l'album studio « Les retrouvailles » précède celle du disque de la BO du film « Tabarly » trois ans plus tard. La dernière parution discographique de Yann Tiersen date de cette année 2010, « Palestine ».