Né en Angleterre mais étant très vite retourné en Afrique du Sud,
Jonathan Clegg, plus connu sous le nom de
Johnny Clegg doit, avec sa famille, s’exiler de nouveau au Royaume-Uni. Mais alors qu’il a six mois, ses parents divorcent et
Johnny suit sa mère en Rhodésie, l’actuelle Zimbabwe, au nor d de l’Afrique du Sud.
Sa mère rencontre un journaliste avec qui elle se marie alors que
Johnny n’a que six ans. Mais celui-ci claque la porte du jour au lendemain. Face à l’absence de père, il se prend en main.
A quinze ans, il s’initie à la guitare et fait la rencontre de
Mntonganazo Mzila, un musicien de rue noir avec qui il passe deux ans. Il apprend la musique zouloue tout en mesurant la fracture que cause l’apartheid.
La rencontre avec Sipho Mchunu Le zoulou blanc, l'un de ses surnoms, rencontre plus tard
Sipho Mchunu, un guitariste avec qui
Johnny Clegg forme un duo détonant et symbolique, les deux compères mélangeant leurs cultures.
En 1976, ils forment contractuellement le groupe
Johnny et
Sipho et sortent dans la foulée l’album «
Woza friday (Come friday) ». Le mélange entre les textes anglais et la musique zoulou est la marque de fabrique de la formation.
Trois ans plus tard, le duo change de nom et devient
Juluka.
«
Woza friday » est censuré en Afrique du Sud, toujours en proie à l'Apartheid, si bien que l’opus «
African litany » est leur premier gros succès local. Il est marqué par le titre «
Impi ».
Enfin, le quatrième album marque leur percée sur la scène mondiale. 5 disques de
Juluka deviennent disques d'or et 2, disques platines.
Malgré un succès grandissant et plusieurs albums, le groupe se sépare en 1985.
Sipho décide de rejoindre sa communauté pour l’aider. Les deux amis restent toutefois en contact.
Savuka, nouvelle aventure Johnny Clegg se lance alors dans une seconde aventure sous le nom de
Savuka.
Le groupe sort «
Third world child » et ses tubes «
Asimbonanga », chanson dédiée à
Nelson Mandela alors prisonnier sur une île au large du Cap et «
Scatterlings of Africa », présent dans la bande originale du film
Rain Man.
Le disque suivant, «
Shadow man », est l’occasion pour
Savuka d’une tournée internationale.
Clegg partage la scène notamment avec
George Michael .
Il remporte le Bilboard Music Award pour son album «
Heat, dust and dreams » pour le meilleur album du monde en 1993.
Après plus de dix ans d’absence,
Johnny et
Sipho décident de retravailler ensemble pour
Juluka. Ils sortent ainsi «
Ya vuka inkunzi (The bull has risen) » et «
Crocodile love ».
Il faut attendre 2006 pour retrouver la trace de
Johnny Clegg . A cette date, il sort l’album «
One life », produit par
Renaud . D’ailleurs, il chante en français le titre «
Faut pas baisser les bras ».