Débutant sa carrière en 1954, voilà plus d'un demi-siècle qu'Omar Sharif sillonne les plateaux de tournage de son Egypte natal pour ensuite s'exporter vers les Etats-Unis, voire le monde.
Depuis sa consécration internationale dans « Lawrence dArabie », l'acteur alors âgé de trente ans entame sa vie de légende dans le septième art. Outre ce film culte, Omar Sharif compte « Docteur Jivago » ou encore « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran » parmi ses longs métrages les plus mémorables.
Naissance d'une future légende du cinéma
Alexandrie, 10 avril 1932, Joseph Shalhoub commerçant de bois distingué de son état devient père d'un petit garçon auquel il donne le nom de Michael Demitri Shalhoub, qui plus tard sera connu sous le nom d'Omar Sharif.
Passant une enfance tranquille dans sa ville natale, Omar Sharif
apprend les maths, diverses langues et la physique dans un collège
britannique. Ses études de langues lui permettront plus tard d'être
plus ou moins à l'aise dans le français, l'italien ou encore la langue
anglaise sans oublier l'arabe.
Durant ses années universitaires, Omar Sharif
approfondit ses connaissances en maths et physique dans la ville du
Caire. Diplomé, il revient en Alexandrie et seconde son père dans ses
activités durant quelques années avant de s'envoler pour l'Angleterre.
Dans
la capitale anglaise, il intègre la Royal Academy of Dramatic Art et se
forge à la profession d'acteur. Revenu au pays, il est repéré par Youssef Chahine qui lui propose un rôle dans son film « Le démon du désert ». Prenant le nom d'Omar El Sharif, ainsi commence la carrière d'une future légende du cinéma.
L’ouverture à l’international
Appréciant le jeu de son acteur, Youssef Chahine met cette fois-ci à l'affiche Omar El Sharif dans son oeuvre de 1956 aux côtés d'une célèbre vedette féminine locale, Faten Hamama.
L'oeuvre est d'un succès qu'une présentation au Festival de Cannes
s'impose marquant ainsi les premières reconnaissances du talent d'Omar El Sharif.
Tombant amoureux de sa partenaire dans le film, Omar El Sharif et Faten Hamama se marient en 1955. Un mariage pour lequel l'acteur embrassera la religion islamique de sa femme. Leur fils Tarek naît deux ans plus tard.
Devenu une véritable star du cinéma dans son pays, Omar El Sharif est à l'affiche d'une bonne vingtaine de longs métrages égyptiens. En 1962, le rôle de « Lawrence d'Arabie » que lui propose le réalisateur David Lean marque un tournant dans sa carrière. S'ouvrant au cinéma international, Omar El Sharif décide d'abréger son nom en Omar Sharif.
Son
excellente prestation dans le film est telle qu'elle lui rapporte un
Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle l'année suivant sa
sortie. Accédant à une renommée internationale et dès lors sollicité
par des réalisateurs américains, l'acteur égyptien déménage à Hollywood
accompagné de son fils, Faten Hamama et lui étant séparés.
Un acteur Egyptien unique
Poursuivant sa carrière dans des films américains ou européens, Omar Sharif
n'aura pas à attendre longtemps pour signer un nouveau succès. En 1965,
c'est sous les traits d'un docteur russe qu'il marque le second grand
succès de sa carrière.
« Docteur Jivago » lui rapportera
un autre Golden Globe, celui du meilleur acteur. Connu et reconnu,
l'acteur sera par la suite appelé à jouer dans une soixantaine de films
internationaux. On peut ainsi citer « La nuit des généraux » en 1967, « La vallée perdue » en 1971 ou encore dans « Top secret! » en 1984.
De temps à autre, Omar Sharif joue également pour la télévision comme dans « Les voyages de Gulliver » en 1996. « Le dernier templier » en 2008 constitue sa dernière apparition à la télévision.
En 2003, conservant son immense talent d'acteur, Omar Sharif décroche le César du meilleur acteur pour son rôle dans le film français « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran ». En 2009, Laurent Vinas-Raymond le compte parmi ses acteurs principaux dans « J'ai oublié de te dire ».