Des planches au cinéma Acteur, scénariste, dialoguiste et réalisateur,
Patrick Chesnais voit le jour à La Garenne-Colombes le 18 mars 1946. Son patronyme s'écrivait initialement Chenais, mais il choisira de rajouter un « s », pour embellir son nom d'acteur.
Ce comédien français est un ancien élève du collège Bellefonds. Il a également effectué ses études secondaires à Rouen, au lycée
Corneille. En 1964, l'acteur monte à Paris et intègre le Conservatoire national supérieur d'art dramatique. Quatre ans plus tard, il y décroche le « Prix de comédie ».
Pendant les dix prochaines années,
Patrick Chesnais axe entièrement sa carrière sur les planches. C'est en 1976 que le comédien fait ses premiers pas au cinéma, en obtenant un rôle dans «
Les naufragés de l'île de la tortue ».
A cette époque, il fait la connaissance de
Pierre Richard et de
Jacques Villeret. Par la suite, il enchaîne plusieurs seconds rôles, incarnant des personnages singuliers qui conviennent à son visage et sa voix particuliers.
Il ne délaisse pas pour autant le théâtre est continue à donner la réplique dans des pièces comme «
Le bleu de l'eau de vie », mise en scène par
Roger Blin. Pour ce rôle, le jeune premier reçoit du syndicat de la critique, le « Prix du meilleur comédien » en 1982.
Une carrière bien remplie D'un brun flegmatique et affichant un naturel incomparable dans ses interprétations, l'acteur est inimitable dans ses prestations.
Patrick Chesnais joue notamment dans le long métrage réalisé par
Okacha Touita, intitulé «
Les sacrifiés », qui sort en 1983.
Il s'affiche également au générique de «
La provinciale » ou «
L'empreinte des géants ». En 1987, le comédien joue aux côtés de
Miou-Miou dans «
La lectrice », une comédie dramatique réalisée par
Michel Deville.
Sa prestation dans ce film lui vaut le prix du « Meilleur second rôle masculin » aux Césars. En 1988,
Patrick Chesnais est la vedette de la pièce «
Joe Egg ».
Il fait partie des nominés au « Molière du comédien » pour cette interprétation. L'acteur tourne ensuite deux fois sous la direction de
Didier Kaminka dans «
Les cigognes n'en font qu'à leur tête » et «
Promotion canapé ».
Il travaille également avec
Claude Lelouch en apparaissant dans «
La Belle histoire » ou encore dans «
Il y a des jours... et des lunes ».
De 1993 à 1997, le comédien passe par la petite lucarne en tournant entre autres dans le téléfilm de
Philippe de Broca, «
Regarde-moi quand je te quitte ». Le public le voit également dans les cinq épisodes de la série «
La mondaine ».
En 1996, le comédien apparaît au générique de «
L'enfant sage » et de «
Tatort ». Un an plus tard, il intègre le casting de «
Le censeur du lycée d'épinal » et «
Et si on faisait un bébé? ».
Un destin que rien n'arrête Après s'être essayé à des rôles à la télévision,
Patrick Chesnais décide de passer derrière la caméra, en 2000. Il débute en tant que réalisateur avec le long métrage «
Charmant garçon ».
Il décroche le « Prix
Alain Poiré du meilleur réalisateur » pour cette première expérience. En 2004, ce grand monsieur du cinéma français tourne dans «
Tu vas rire mais je te quitte » de
Philippe Harel.
Un an plus tard, il est en tête d'affiche de la comédie «
Je ne suis pas là pour être aimé », dans lequel il est dirigé par
Stéphane Brizé. Pour ce rôle, l'acteur est nominé dans la catégorie « Meilleur acteur » au César 2006.
La même année,
Patrick Chesnais perd son fils, lui aussi acteur, dans un accident de la route. Le comédien
Ferdinand Chesnais est décédé en pleine fleur de l'âge, à 20 ans.
L'année suivante,
Patrick Chesnais crée une association qui se consacre à la prévention des accidents de la route, provoqués par l'alcool. Plus tard, il sort le livre «
Journal d'un père orphelin », à la mémoire de ce fils disparu tragiquement.
En 2007, le film «
Le scaphandre et le papillon » sort en salle. C'est un long métrage qui recevra de nombreux prix et dans lequel l'acteur est retenu pour le casting.
En 2009,
Patrick Chesnais revient sur les planches en jouant dans «
Cochons d'Inde », pour lequel il remporte le Molière du comédien au Molière 2009. La même année, il reçoit la distinction honorifique de « Chevalier de la Légion d'honneur ».