Leurs premiers pas
Elles naissent toutes à Philadelphie, dans les années 1950. Petites
filles de la chanteuse d'opéra
Viola Williams,
elles ont toutes grandi dans leur ville natale.
Depuis leur tendre enfance, les soeurs Sledge reçoivent des leçons de
chant de leur grand-mère et prenaient l'habitude de chanter ensemble
sous le nom de
Mrs Williams Grandchildren.
En outre, elles ont hérité du talent de leur père qui faisait partie
d'un fameux du o de Broadway,
Fred and Sledge. Sans
oublier qu'elles faisaient les choristes dans les églises de
Philadelphie, apparaissaient dans les clubs et remportaient déjà
différents concours de chants.
Repérées par
Charles Simmons, elles signent leur
premier contrat avec Atco records et enregistrent leurs premières
productions. Cette collaboration aboutit à leur entrée au UK singles
chart en 1975 avec leur
Chanson «
Mama never told me
», alors qu'elles étaient encore très jeunes.
La même année elles réalisent leur premier album «
Circle of
love » qui sera suivi en 1977 par «
Together
».
En Asie, notamment au Japon, elles se font connaître par leur single «
Love,
don't you go through no changes on me », numéro un au hit
parade japonais. D'ailleurs elles obtiendront des reconnaissances au
Festival de musique de Tokyo mais apparemment, elles n'ont pas encore
vraiment trouvé leur place sur la scène internationale.
Boom avec «
We are family »
Après avoir rencontré les soeurs Sledge et charmés par leur harmonie
sublime,
Nile Rodgers et
Bernard Edwards
du groupe de disco funk
Chic leur proposent de
chanter avec eux.
A un certain moment, les deux musiciens leur composent l'album «
We
are family » réalisé le 30 avril 1979. Là, c'est le boom
total, les
Chanson s de l'album gagnent rapidement les clubs et les
ondes radiophoniques.
La
Chanson du même titre fait chavirer le coeur du public américain,
elle est sacrée numéro un du R'n'B chart et numér o de ux du pop chart de
1979. Elle est mê me de venue l'hymne du club de baseball
Pittsburgh
Pirates de Pennsylvanie qui a d'ailleurs remporté le tournoi
de baseball de 1979.
Elle sera également reprise quelques années plus tard dans le film
The
Birdcage joué par
Robin Williams et
Nathan
Lane et figurera sur les réalisations d'autres artistes de
renom comme les
Spice Girls.
L'autre tube de l'album qui augmente la réputation des
Sister
Sledge n'est autre que «
He's the greatest dancer
» également en tête de classement du R'n'B chart et dans les Top 10 du
pop chart américain.
Le single sera repris par
Will Smith dans «
Gettin'
jiggy with it » et deviendra un hit du Top 40 international
dans la version de
Dannii Minogue. L'album incluant
deux autres singles est un succès phénoménal en
Europe et aux
États-Unis.
D'autres exploits et le départ de Kathy Sledge
Désormais la vie des
Sister Sledge ne sera plus
comme avant. Au début des années 1980, elles continuent à épater les
fans américains avec leurs singles tels que «
Got to love
somebody » et «
All american girls »
extrait de l'album éponyme produit par
Narada Michael Walden.
L'année d'après, elles sont toujours les vedettes avec les
Chanson s «
My
guy » et «
All the man that I need »
qui sera reprise par
Whitney Houston . En 1984,
elles regagnent le hit parade britannique avec «
Thinking of
you ».
Mais le grand rendez-vous du succès avec le public du Royaume-Uni se
fera avec le single «
Frankie » au top du UK chart
de l'été 1985 pendant quatre semaines.
Après cet exploit, leur prospérité a tendance à décliner aussi
Kathy
Sledge choisit de s'envoler de ses propres ailes à partir de
1992. Néanmoins, elle reviendra prêter sa voix pour différents concerts
des
Sister Sledge et pour l'album «
African
eyes » vers la fin des années 1990.
Au fil du temps,
Debbie et
Joni Sledge
travailleront avec d'autres artistes mais en 2004, on reverra les
quatre soeurs au festival international
Food and Wine Festival.