Né d'un père grec et d'une mère suédoise,
Stephen Georgiou a grandi
dans le restaurant familial, situé à Londres. Sous l'impulsion de ses
parents,
Stephen apprend à jouer du piano.
Il écoute de la musique
grecque traditionnelle avant de découvrir le rock puis le folk anglais
et américain.
Au même moment, les
Beatles explosent.
Stephen se met à
la guitare et compose des chansons. 1966 : alors qu'il se produit dans
son université, il est remarqué par un producteur des studios Decca.
Stephen disparaît au profit de
Cat Stevens , son pseudonyme.
Il
enregistre "
I Love My Dog " à la fin de cette même année. L'année de
ses vingt ans, sort "
Matthew And Son ", qui se classe n° 2 en
Grande-Bretagne et résonne à travers toute l'
Europe.
1967, l'étoile filante
Uniquement accompagné d'une guitare ou d'un piano,
Cat Stevens part en
tournée, à la conquête de la Grande-Bretagne. Les amateurs
reconnaissent déjà en lui un compositeur hors pAIR, mais ses créations
convainquent de moins en moins et le succès s'éloigne.
Cat Stevens
disparaît aussi vite qu'il est arrivé. Comb le de la malchance : en
1968, il contracte la tuberculose qui l'éloignera de la musique durant
une année.
Mais
Cat ne perd pas de temps, il compose des chansons plus
profondes et personnelles que les précédentes. Il revient en 1970, plus
mûr, le chanteur un peu dandy a laissé place à un jeune homme barbu qui
vit sa musique de manière beaucoup plus profonde.
1970, " Lady D'Arbanville "
De retour en studio,
Cat Stevens va sortir un tube qui le fera
connaître en France, "
Lady D'Arbanville " dans lequel
Peter Gabriel
l'accompTagne à la flûte. Mais le tremplin pour ce jeune chanteur connu
mais pas vraiment reconnu, viendra de "
Tea For The Tillerman ".
Cet
album reçoit un accueil formidab le de la part des critiques, et c'est
justement ce qui lui manquait. Dans ce 33 tours, on retrouve "
Wild
World " un tube composé par
Jimmy Cliff quelques mois auparavant, mais
aussi "
Father And Son " considéré comme son morceau le plus abouti.
1972-1974, la parenthèse rock
Cat Stevens s'écartera quelques temps de son folk de prédilection pour
s'orienter vers un rock plus vif. Pour "
Catch Bull At Four ", il
s'entoure du guitariste folk
Alun Davies, de l'organiste
Jean Roussel,
du bassiste
Alan James et du batteur
Gerry Conway.
Les questions
spirituelles et existentielles prennent de plus en plus d'importance
dans sa vie, comme dans ses compositions. En 1973, "
Foreigner " en est
l'exemple : une face entière du disque est consacrée aux questions que
le chanteur se pose sur la vie.
N'ayant jamais réellement accepté le
statut de star, il vit de moins en moins bien la célébrité. La vie
d'artiste public devient de plus en plus difficile à mener de concert
avec la quête spirituelle qu'il mène dès 1975.
1977, Cat Stevens devient Yusuf Islam
Il étudie le Coran et se convertie à l'Islam à la fin des années 70. Le
23 décembre 1977,
Cat Stevens devient
Yusuf Islam.
En 1981, il décide
de ne garder aucune trace matériel le de son passé de chanteur en
vendant la totalité de ses biens. Il consacre dès lors son temps à une
école islamique près de Londres. En 1989,
Yusuf Islam prend parti pour
la fatwa condamnant à mort l'écrivain
Salman Rushdie.
Depuis ce triste
événement, sa popularité a été mise à mal, à tel point que la majorité
des radios britanniques et américaines refusent de diffuser les titres
de
Cat Stevens sur leurs ondes.
En 1997,
Yusuf Islam remonte sur
scène accompagné d'une chorale d'enfants pour fAIRe connaître la
culture bosniaque.
En 2004, il est interdit de territoire américain par
les autorités, car il est soupçonné de soutenir financièrement des
groupes liés au terrorisme. Deux ans plus tard, sort l'opus "
An other cup", visant à favoriser la compréhension de l'Islam par le monde occidental.
Une tournée internationale, pourquoi pas ? Cat Stevens revient avec un nouvel album studio en 2009 intitulé « Roadsinger » publié par Island Records au Royaume-Uni.
Le titre « Chaque fois que je rêve» fait écho aux critiques des médias qui avaient mal interprétés ses propos et l'avaient accusé d'être en faveur de la fatwa émise par l'ayatollah Khomeiny sur Salman Rushdie, l'auteur des « Versets sataniques ».
En 2010, il décide de se lancer dans une tournée internationale qui le mène notamment à Paris Bercy en mai 2011.
Les révolutions arabes En 2011 toujours, Cat Stevens écrit une chanson « My People » en hommage aux insurgés des révolutions arabes.
''Cette chanson est, pour moi, une façon d'apporter mon soutien à tous les peuples qui tentent d'obtenir leur liberté en refusant de vivre sous des régimes répressifs'' explique t-il
Cette même année, il participe au festival Mawazine au Maroc.
Un monde sans soleil Adolescent, Cat Stevens est fasciné par les comédies musicales « West Side Story » de
Leonard Bernstein , ou « Porgy and Bess » de
George Gershwin qu'il regarde en cachette.
En 2012, il réalise son plus grand rêve, écrire une comédie musicale nommée « Moonshadow » (« L'ombre de la lune »).
'' Il y a six ans, j'ai commencé à composer ma comédie musicale, « Moonshadow », l'histoire d'un monde sans soleil, plongé dans la nuit et seulement éclairé par la lune.
Le personnage principal, Stormy (Tempétueux) est amoureux de Lisa. Leurs familles se détestent et les empêchent de se voir. Stormy part en voyage, à la recherche d'une source de lumière.
Cette comédie musicale est un patchwork de mon parcours. La musique est acoustique, mais pas mielleuse ; j'ai toujours adoré les dynamiques, les crescendos, les explosions'. C'est en ces termes que Cat Stevens évoque sa création.
C'est ainsi que le 31 mai 2012 s'ouvre au théâtre Princesse, à Melbourne en Australie, sa comédie musicale « Moonshadow ».