Bien qu'ayant fréquentés la même école,
Michael Philip Jagger et
Keith Richards, tous deux nés en 1943, se perdent rapidement de vue. Il faut attendre des retrouvailles impromptues pour que leur Passion commune pour la musique les réunissent de nouveau.
Associés à
Brian Jones,
Mick Avory et
Dick Taylor, ils choisissent leur nom de scène :
les Rolling Stones, inspiré du titre de
Muddy Waters , "
Rollin' Stone Blues".
Les débuts Le groupe donne son premier concert officiel en 1962 à Londres au Marquee Club.
Rapidement,
Mick Avory et
Dick Taylor quittent la formation et sont remplacés par
Charlie Watts et
Bill Wyman.
Ensemble, ils vont faire "leurs armes" dans les clubs londoniens avant d'enregistrer leur premier 45 tours, une reprise de
Chuck Berry , "
Come on", qui en dit long sur l'orientation musicale qu'entend prendre le groupe.
Fort de leur présence scénique et de leur image sulfureuse, les
Stones gagnent en notoriété, en Angleterre naturellement (ils apparaissent en opposition totale avec de sages
Beatles), mais également aux Etats-Unis, qui réservent le meilleur accueil à leurs reprises de standards américains.
Le groupe s'offre même le luxe d'assurer les premières parties de
James Brown ou encore de
John Lee Hooker.
"Satisfaction" Le premier vrai succès de la formation arrive en 1965 avec "
Satisfaction".
Dès lors, les
Stones deviennent le groupe de rock de référence.
Les hits s'enchaînent : "
Beggar's banquet" (qui ne sort qu'en 1968 du fait de l'arrestation de Michael
Philip Jagger et de
Keith Richards pour possession et usage de stupéfiants), "
Jumpin' Jack Flash" ou encore le légendaire "
Sympathy for the devil", inspiré de
Charles Baudelaire.
En 1969, les
Stones prennent un nouveau tournant avec le départ de
Brian Jones. Officiellement il souhaite privilégier sa carrière solo, officieusement il entretient une sérieuse dépendance avec les drogues. C'est
Mick Taylor qui est choisi pour le remplacer.
Habitués à la rubrique faits divers pour leurs frasques, les
Stones entendent maintenant ne plus marquer de leur empreinte que pour leurs talents musicaux.
Après "
Honky Tonk Women", "
Gimme Shelter" et "
Midnight rambler", qui marquent le temps des désillusions, le groupe crée son propre label,
Rolling Stones Records (avec la fameuse grosse bouche qui tire la langue).
Alors que les
Beatles annoncent leur séparation en 1970, un an plus tard sort "
Sticky fingers", considéré comme l'un des meilleurs albums des
Stones. La pochette, sur laquelle on distingue le haut d'un jean avec une fermeture éclair, est réalisée par
Andy Warhol.
"Angie" En 1973, c'est le plus énorme succès de leur carrière, "
Angie", une ballade écrite pour
Angela Bowie. Un an plus tard, "
It's only rock and roll" devient le premier disque artistiquement auto réalisé par
Michael Philip Jagger et
Keith Richards.
Avec le succès de "
Start me up", les concerts internationaux s'enchaînent, toujours plus grandioses, toujours plus gigantesques.
Parmi les représentations les plus marquantes, leur passage à Wembley en 1982.
Mick Taylor ne fait alors plus partie du groupe ; il est remplacé par
Ron Wood en 1978.
Adulés pour leur musique ou conspués pour leurs égarements, la formation devient une légende qui déclenche l'hystérie à chacune de ses sorties, comme lors de la tournée qui décou le de l'album "
Voodoo Lounge" en 1994. Trois ans auparavant, le bassiste américain,
Daryll Jones, a remplacé
Bill Wyman.
La tournée la plus rentable En 2002, après un règne de quatre décennies sur le rock, les
Rolling Stones sortent "
Forty licks" qui rassemble quelques uns de leurs tubes planétaires et témoigne des évolutions du groupe.
La tournée qui suit est la plus rentab le de tous les temps.
En 2005, c'est la sortie de "
Bigger Bang"."
Streets of love" ou encore "
Dangerous beauty" sont quelques uns des extraits repris lors de leur tournée européenne en 2006 au cours de laquelle ils se produisent au Stade de France.
Face au succès phénoménal rencontré lors cette ces spectacles, le groupe rempile l'année suivante. Les
Rolling Stones remplissent une fois de plus le Stade de France en juin.
En 2008, les
Rolling Stones font leur cinéma à la faveur de
Martin Scorcese qui immortalise l'un de leurs concerts tirés de la tournée "
A Bigger Band" dans le film-documentaire : "
Shine a light", qui sort en avril.
Le duo
Jagger/Richards témoigne d'une créativité intarissable. Une longévité stupéfiante qui confère aux
Rolling Stones le statut de légende qui se perpétue aujourd'hui encore.