Les débuts d'un grand 1933 à Macon en Georgie ou le 17 juin à Pulaski dans le Tennesse ou
encore à Augusta en Georgie, les pronostics sont ouverts et pourtant,
dans l'ordre ou dans le désordre, toujours aucun gagnant.
On ignore
encore la véritable date de naissance du "
Godfather of soul", qui se
plait encore a cultiver le mystère autour de son personnage, à cheval
entre Docteur Jekyll et Mister Hyde.
Issu d'une famille d'ouvriers agricoles,
James Brown , qui doit
rapidement assurer sa survie, est successivement rabatteur de
prostituées, cireur de chaussures ou encore laveur de voitures, mais
c'est dans le sport qu'il trouve une forme de rédemption .
Il est passionné par le baseball et la boxe, une discipline qu'il pratique
régulièrement. Mais c'est finalement un concours de chant qu'il
remporte... la "voie" musicale lui est désormais ouverte.
James Brown allume "The
famous flamme"
Après un premier séjour en prison,
James Brown , qui joue de la
batterie, de l'orgue et du piano, crée avec
Bobby Byrd le groupe "
The
famous flamme".
Il connaît son premier succès avec "
Please, please,
please" en 1956.
L'artiste, qui s'est émancipé de sa formation gospel
pour évoluer vers le rythm'n'blues, se rapproche de
Little Richard et
propose des prestations scéniques endiablées, notamment grâce à un
agile jeu de jambes. Il sort "
Papa's got a brand new bag" et "
I feel
good" qui deviennent des tubes planétAIRes, juste avant le tout aussi
célèbre "
Sex machine" composition emblématique de la naissance du
funk.
Mister Dynamite
Dans le même temps, celui que l'on surnomme également le "soul brother
number one" devient le porte-parole de la communauté noire américaine.
Preuve de son engagement dans la lutte anti-ségrégationniste, le titre
"
I'm black, say it loud, say it proud" devient l'hymne du mouvement
Blacks Panthers en 1968.
Les années 70 sont prolifiques pour le chanteur qui ne cesse
d'impressionner lors de ses passages sur scène où il interprète "
Hot
pants", "
Funky president" ou encore "
I got ants in my pants ".
Sa
formation funky JB's, qui intègre le saxophoniste ténor
Maceo Parker et
le bassiste
William "Bootsy "Collins qui deviendra le musicien de
George Clinton, contribue largement à son succès.
La " sex machine" s'enraye
La fin des années 70 voit l'avènement du disco et bien que l'ayant très
largement influencé,
James Brown voit sa carrière en perte de vitesse.
Sans contrat, il ne parvient plus à enregistrer. Il fréquente néanmoins
la section rythmique formée par
Sly Dunbar et
Robbie Shakespeare et
participe au film de
John Landis " The Blue s Brother s " (1980). Il
parvient également à fAIRe un duo avec
Africa Bambataa, pionner du rap
new-yorkais.
James Brown , qui n'a cessé d'alimenter la chronique des faits divers,
entre ses multiples mariages et ses excès de violence, se retrouve de
nouveau en prison pour six ans, un verdict qui tombe en 1988. Trois ans
plus tard, il profite de sa liberté conditionnelle pour fAIRe la Une
des journaux, mais cette fois dans les pages musicales, puisqu'il
revient avec "
Love over-due".
L'année suivante,
James Brown collabore
avec
Soul II Soul pour enregistrer l'album "
Universal James".
Dès lors, les apparitions du "
Godfather of soul " vont se faire plus
rares ; ses fans, fébriles, auront donc su apprécier son retour sur
scène à Paris, en juin 2006 au Palais des Congrès.
Et c'est six mois
plus tard, le 25 décembre, que le roi de la soul décède à Atlanta.