Les clips les plus fous de la carrière de Robbie Williams

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Si Robbie Williams s'est fait connaître comme un dandy romantique de la pop, il a aussi crevé l'écran avec son style très personnel, qui donna entre autres lieu à des clips aussi bizarres que célèbres.

"Rock DJ" (2000)

En apparence, le clip de "Rock DJ" réalisé par son clippeur fétiche Vaughan Arnell démarre de manière très conventionnelle. On y voit Robbie Williams se mettre à danser de manière sexy, presque à la manière d'un strip-teaser, au milieu d'un groupe de sportives de roller derby, le tout sous les yeux d'une DJ incarnée par le mannequin Lauren Gold. Mais très vite, le clip va prendre une tournure beaucoup plus étrange puisqu’après s'être employé à enlever ses vêtements au cours de sa chorégraphie (dont un slip très seyant), le chanteur va littéralement… retirer sa peau (qu'il fait tournoyer comme une serviette), puis ses muscles (qu'il envoie un à un dans la foule) pour terminer sous forme d'un squelette dansant. Jouant de manière très gore et très ironique (le message "Aucun Robbie n'a été blessé pendant le tournage de cette vidéo" referme la vidéo) sur son image de sex-symbol, Robbie Williams signe là un clip resté culte, mais qui fut également censuré dans de nombreux pays pour son contenu graphique, voire son incitation aux pratiques sataniques !

"Let Me Entertain You" (1997)

"Rock DJ" est restée comme la collaboration la plus marquante du tandem Robbie Williams/Vaughan Arnell, mais elle fut loin d'être la première ni la seule à se faire remarquer. Trois ans plus tôt, le second avait métamorphosé le premier en chanteur de glam rock pour le clip de "Let Me Entertain You". Reprenant quasiment au motif près les tenues et les maquillages du groupe KISS, la vidéo avait à l'époque révélée une excentricité encore méconnue chez le chanteur, et qu'il a cependant failli payer cher puisque le chanteur historique de KISS, Gene Simmons, laissa planer la menace d'un procès pour plagiat avant de se raviser.

"Tripping" (2005)

Quoi de mieux pour illustrer un morceau qui s'appelle "Tripping" que de proposer un véritable trip visuel ? C'est ce à quoi s'emploie Robbie Williams pour illustrer le premier single de son sixième album "Intensive Care", devant la caméra de Johan Renck. Conçu selon les mots du chanteur comme un "mini opéra gangster" et un "numéro de cabaret reggae", le clip est conçu comme un long cauchemar dans lequel la star se retrouve coincée dans plusieurs situations, courant sur place au milieu d'un couloir sans fin, roulant sur une route circulaire ou grimpant dans un dédale d'escaliers… Les visions d'étrangeté ne manquent pas dans cette vidéo parsemée d'hommages au "Shining" de Stanley Kubrick.

"Candy" (2012)

Robbie Williams sait aussi très souvent utiliser l'humour comme arme d'autodérision. La preuve avec le clip de "Candy", le tube qui le mit au sommet des charts britanniques en 2012. Pour ce titre très pop co-écrit avec son ami et camarade des Take That Gary Barlow, Robbie Williams se tourne vers un autre clippeur très demandé, Joseph Kahn. Et c'est ainsi que l'on voit à l'image Robbie Williams incarner l'ange gardien d'une jeune femme incarnée par l'actrice Kaya Scodelario. Sauf que l'ange gardien en question n'a rien d'un ange à proprement parler, car outre sa propension à se faire rouler dessus en permanence, il castagne aussi tous ceux qui croisent son chemin, y compris un couple de personnes âgées qui n'avaient rien demandé ! Loufoque et joyeux, le clip est à l'image de la chanson, conçue comme l'un des tubes de l'été 2012 de l'autre côté de la Manche.