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Phil Collins, le roi des clips pleins d'autodérision

Il y a les stars qui adorent abuser de la fausse modestie pour parler d'elles-mêmes. Et puis, il y a Phil Collins, qui a fait de son sens de l'autodépréciation une vraie marque de fabrique.

"I Can't Dance"

Dans le clip "I Can't Dance", le chanteur se prend pour une gravure de mode dans une vidéo reprenant tous les codes des publicités de mode, avec des pas de danse devenus fameux. Les dernières secondes du clip sont même une parodie du "Black and White" de Michael Jackson : Phil Collins imite la danse de la panthère noire, grimé comme le King of Pop !

"Jesus He Knows Me"

"Jesus He Knows Me" est une satire du télévangélisme américain. Phil Collins se grime en l'un de ces pasteurs médiatiques pour dénoncer leur fausse charité, à une époque où plusieurs d'entre eux faisaient l'objet de procès pour escroquerie. À la fin du clip, on le voit se faire escorter de l'écran par ses partenaires de Genesis... comme à la fin du clip de "I Can't Dance" !

"Don't Lose My Number"

Une des spécialités de Phil Collins : l'humour méta, à savoir un clip lui-même inséré dans un clip. À l'époque, le chanteur ne savait pas trop quel clip tourner pour "Don't Lose My Number", alors il a décidé de tourner un clip sur cette situation de doute, multipliant les idées de parodies de clips comme "Every Breath You Take" ou "I'm Still Standing", ou de films comme "Mad Max 2".

"Dance Into the Light"

Avec ses flashs néons (à déconseiller aux épileptiques) et ses arabesques non contrôlées, le clip de "Dance Into the Light" a des airs du "Hotline Bling" de Drake vingt ans avant l'heure. Il témoigne plus que n'importe quel autre du goût du chanteur pour les pas de danse endiablés sans se soucier du qu'en-dira-t-on.