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Sia : ses influences musicales

Si son univers pop est semblable à nul autre, la chanteuse a tout de même pris exemple sur quelques-uns des plus grands pour trouver sa voix et devenir l'artiste que l'on connaît aujourd'hui.

Sia : ses influences musicales © ©Stefanie Keenan / Getty Images

Une personnalité obsessionnelle et travailleuse

Si Sia a bâti sa carrière et le succès de son personnage sur le secret, y compris dans la dissimulation de son propre visage dans la plupart de ses clips, on en sait tout de même assez à son sujet pour pouvoir évoquer son parcours artistique et personnel. Au cours d'une interview donnée à la radio publique américaine NPR en 2008, la chanteuse est notamment revenue sur sa jeunesse et sur la naissance de son désir de chanter. Elle explique notamment que la chanson qui l'a le plus influencée à cette époque était "Light my Fire" des Doors. Mais le déclic n'était pas la voix du légendaire Jim Morrison... Mais le célèbre solo instrumental du claviériste Ray Manzarek. "J'étais obsédée par cette partie de la chanson", explique-t-elle. "J'avais un enregistreur cassette et j'ai enregistré ce passage 60 fois. Souvent je m'allongeai en l'écoutant, un livre à la main, en le répétant sans cesse. Ça a été un moment très compliqué pour mes parents !" On comprend vite comment une personnalité si méticuleuse, presque obsessionnelle, a pu se créer de la sorte une voix inimitable. Autre morceau auquel la chanteuse de "Chandelier" accorde une importance particulière dans son parcours initiatique : "Don't Get Me Wrong" de The Pretenders, interprété par la chanteuse Chrissie Hynde.

Trouver sa voix grâce à Aretha Franklin, Stevie Wonder, Sting...

Sia a donc passé une partie de sa jeunesse à modeler sa voix sur certains de ses prestigieux aînés. Et pas n'importe lesquels : au cours de la même interview, elle confie avoir passé beaucoup de temps à l'époque à chanter et reprendre des Aretha Franklin, Stevie Wonder et Sting. Trois chanteurs aux univers différents, mais connus pour leurs prouesses vocales et surtout l'amplitude de leur registre de tessiture, auxquels Sia rajoute The Shangri-Las, un girls band des années 1960 dont son père était un très grand fan. Ces goûts éclectiques, c'est aussi une des recettes du succès de Sia, capable de passer des balades les plus graves et susurrantes ("Breathe Me") aux envolées pop les plus flamboyantes ("Chandelier"). Mais une telle application lui a également posé un temps quelques problèmes lorsqu'elle a décidé de se mettre à composer ses propres chansons.

Jamiroquai

Ses débuts, Sia les effectue dans un genre un peu différent de celui pour lequel on la connaît aujourd'hui puisqu'elle fait ses premiers pas en tant que chanteuse d'acid jazz, un courant né en Angleterre mélangeant jazz, soul et funk avec quelques sonorités disco en prime. Dans son Australie natale, elle débute au sein du groupe Crisp, puis décide de s'installer à Londres, plaque centrale de l'acid jazz. Sur place, elle ne perd pas de temps puisqu'elle travaille très vite avec l'un des plus grands noms de l'acid jazz, le groupe Jamiroquai, pour lequel elle joue épisodiquement les choristes. Au début de la décennie 2000, elle fraye alors dans tout ce que la scène londonienne peut produire de plus tendance en matière de musique électronique comme le trip-hop ou l'electronica aux côtés d'artistes comme Zero 7 ou William Orbit. Les influences de ces courants se feront ressentir particulièrement sur ses premiers morceaux comme "Taken for Granted", mais aussi sur certains de ses tubes comme "Elastic Heart" ou "The Greatest".