La musique a toujours bercé l'univers de
Carla Bruni Tedeschi. Sa maman est pianiste concertiste, son
père, un puissant chef d'entreprise, aime composer des opéras pendant
son temps libre, et son grand-père est un fin mélomane.
En route vers les podiums
Malgré son amour pour la guitare apparu avant son dixième printemps,
son goût pour la littérature et des études d'art et d'architecture,
Carla Bruni va pourtant embrasser une carrière de mannequin à 19 ans.
Elle vit alors déjà en France depuis l'âge de cinq ans (sa famille a
fui l'Italie en 1973 par peur des Brigades Rouges) et devient
rapidement l'égale des "
Cindy Crawford,
Claudia Schiffer et Naomi
Campbell " qui dominent l'univers de la mode durant cette époque.
Ses débuts dans la chanson
Après 10 ans de défilés,
Carla Bruni décide de prendre sa retraite de
top model et de se consacrer à sa vraie Passion : la chanson. En 1999,
ses talents d'auteure sont remarqués grâce aux six chansons qu'elle a
écrites pour l'album " Si j'étais elle " de
Julien Clerc sorti en 2000.
C'est le début d'une grande aventure musicale pour l'ancien mannequin
qui s'associe deux ans plus tard Ã
Louis Bertignac, célèbre
ex-guitariste du groupe français culte "
Téléphone ", avec qui elle vivra
une romance.
La révélation d'une artiste
Avec l'appui du rocker,
Carla Bruni compose et écrit son tout premier
album intitulé " Quelqu'un m'a dit ", comprenant 12 titres. Les guitares
sèches qui accompagnent sa folk et sa voix tout en chaleur plaisent au
public. Et aux critiques aussi ! Cet album est un succès... et une
vraie bonne surprise. Plus d'un 1 milLion de disques s'écoulent en
France et 800 000 à l'étranger.
Carla Bruni remporte même la Victoire
de la musique de l'artiste interprète féminine de l'année 2004.
Aucune (fausse) promesse...
Pas facile après avoir été encensée de la sorte de remettre le pied Ã
l'étriller,
Carla Bruni s'octroie une pause de trois ans et revient
dans les bacs avec un deuxième album, " No Promises ", début 2007. Aidée
de nouveau par
Louis Bertignac, elle décide cette fois-ci de mettre en
musique des poèmes anglo-saxons du XIXème et XXème siècle. Un pari osé
puisque "No Promises" est bien différent de son premier album et chanté
en anglais. Il ne connaît donc pas la réussite de " Quelqu'un m'a dit "
mais se vend tout de même à 200 000 exemplAIRes, confirmant le goût de
la chanteuse pour les contre-pieds et le refus de tomber dans la
facilité.
L'emballement médiatique et le retour à la musique
Fin 2007,
Carla Bruni est aperçue dans un parc d'attractions en
compagnie du nouveau Président de la République française, Nicolas
Sarkozy. Les médias s'emballent, le cœur de la chanteuse aussi
puisqu'elle devient première dame de France le 2 février 2008.
L'année 2008 marque aussi le retour de
Carla Bruni (son nom
d'artiste même si elle se fait désormais appeler
Carla Bruni -Sarkozy)
dans les bacs avec un troisième album paru le 11 juillet. Son titre ?
" Comme si de rien n'était "... Quelque chose à voir avec son nouveau
statut ? Peut-être. Mais surtout, la chanteuse reprend le titre d'une œuvre photographique de son frère Virginio Bruni Tedeschi décédé d'une
longue maladie en 2006.
Nouveau style
L'album met en avant l'orchestration.
Louis Bertignac n'est plus de la
partie, mais on compte des collaborations toujours importantes. Julien
Clerc signe notamment la musique de " Déranger les pierres ".
Benjamin
Biolay s'est attaché aux cordes sur le premier single " Amoureuse ". A
noter la reprise " You belong to me " de
Bob Dylan, une chanson en
italien, ainsi que la mise en musique d'un poème de Michel Houellebecq,
" la Possibilité d'une île ".
Avant la sortie de cet opus, le titre " Tu es ma came " a d'ailleurs
suscité la colère du ministre colombien des AffAIRes étrangères en
raison de cette phrase : " Tu es ma came/Plus mortel que l'héroïne
afghane/Plus dangereux que la blanche colombienne ". Une situation qui
montre la difficile conciliation entre le politique et l'artistique.
Les royalties générées par cet album seront reversées à diverses œuvres caritatives.