1996 : naissance de G-Squad, casting, répétitions et premiers plateaux
G-Squad se forme en 1996, en plein essor des boys bands en France. Le projet réunit cinq chanteurs et danseurs : Chris Keller, Gérald Jean-Laurent, Marlon, Mika et Andrew Mac Carthy. Le groupe est monté dans un cadre professionnel, avec un travail immédiat sur le chant, la chorégraphie et l’image. Le nom G-Squad, pour "Groove Squad", est expliqué très tôt à la télévision, notamment lors d’un passage dans "La Chance aux chansons". Chris Keller précise l’idée d’un collectif tourné vers la danse et les sonorités pop de l’époque.
Dès les premiers mois, les répétitions s’enchaînent, et les titres sont enregistrés en studio sous le label BMG Entertainment. Le groupe commence à se faire connaître grâce à des apparitions dans des émissions jeunesse et musicales, formats alors incontournables pour toucher le public adolescent. En parallèle, les premiers singles sont envoyés aux radios.
1997 : premier album à succès, radios, télévision et scènes
En 1997, G-Squad passe à la vitesse supérieure avec la sortie de son premier album, sobrement intitulé "G-Squad". Le disque rencontre rapidement son public, et dépasse les 200 000 exemplaires vendus, porté par plusieurs titres très diffusés en radio. "Aucune fille au monde" s’installe dans le Top 50, où il reste présent pendant 18 semaines consécutives. Le groupe profite ainsi d’une visibilité nationale. Cette période est rythmée par de nombreuses apparitions télévisées dans les émissions musicales et de divertissement qui comptent alors pour le jeune public. G-Squad enchaîne aussi les séances de dédicaces et les concerts dans des salles pleines. D’autres titres, notamment "Raide dingue de toi", "Bébé" et "Touché en plein cœur", accompagnent cette année intense.
1998 : départs de membres et sortie de l’album "Besoin de vous"
L’année 1998 marque un tournant pour G-Squad. Alors que le groupe travaille sur de nouveaux titres, Andrew Mac Carthy et Gérald Jean-Laurent quittent l’aventure avant la sortie du deuxième album. G-Squad continue alors à trois, avec Chris Keller, Marlon et Mika, et finalise l’enregistrement de "Besoin de vous". L’album paraît dans un contexte différent du précédent. Le phénomène boys band commence à ralentir, et la dynamique n’est plus la même qu’en 1997. Les singles "Besoin de vous" et "Combien de larmes" sont diffusés en radio et accompagnés de passages télé, mais l’exposition reste plus mesurée. Malgré tout, le groupe poursuit les promotions, et assure ses engagements sur scène, avant de mettre un terme au projet peu de temps après la sortie du disque.
Fin 1998 : derniers mois du groupe et arrêt du projet G-Squad
Quelques mois après la sortie de "Besoin de vous", l’aventure G-Squad s’arrête. Réduit à trois membres, le groupe ne poursuit pas l’enregistrement de nouveaux titres, et les apparitions publiques se font plus rares. Le contexte musical change rapidement, et l’engouement pour les boys bands commence à retomber en France. La suite du projet s’avère difficile à envisager. La séparation se fait sans annonce. Les dernières dates prévues sont honorées, puis chacun reprend sa route. En l’espace de deux ans, le groupe G-Squad laisse derrière lui deux albums, plusieurs titres très diffusés, et une présence marquante à la télévision et sur scène.
Années 2000 à aujourd’hui : mémoire des années G-Squad
Après la fin de G-Squad, chacun des membres suit son propre chemin. Chris Keller reste le plus visible. Il tente une carrière solo, puis s’oriente vers la scène et la création. Il participe à plusieurs comédies musicales, dont "La Légende de Broadway" en 2008, et travaille aussi comme réalisateur de clips, notamment pour Maurane sur le titre "Armstrong". En 2012, il joue dans la comédie musicale "L’Enfant au grelot", diffusée à la télévision l’année suivante, puis se présente aux auditions de "The Voice" en 2013.
Gérald Jean-Laurent, D’Gey, sort quelques titres en solo après la séparation du groupe. Il s’éloigne ensuite du milieu musical et s’exprime publiquement sur des sujets de société, notamment la reconnaissance de l’homoparentalité, tout en revenant ponctuellement sur son parcours au sein des boys bands des années 1990 dans des interviews et documentaires. Marlon apparaît plus discrètement dans les médias, avec notamment une participation à une campagne publicitaire, tandis qu’Andrew Mac Carthy partage à partir de la fin des années 2010 plusieurs reprises et compositions sur Internet.